6000 postes dans le second degré : la grande illusion
Vincent Peillon, ministre de la précarité
Le Ministre de l’Education nationale a annoncé hier qu’il allait créer 6000 postes à la prochaine rentrée dans les collèges et les lycées. C’est sutout un beau coup de communication lorsque l’on regarde de plus près ce qui a été réellement annoncé.
Sur ces 6.000 postes supplémentaires pour les collèges et lycées, seuls 280 postes d’enseignants sont prévus : 70 en anglais, 60 en lettres, 90 en mathématiques et 60 en EPS. Ils seront pourvus par des candidats admissibles à l’agrégation, ce que permet la législation. Viendront les compléter 75 postes de conseillers principaux d’éducation (CPE), reçus sur liste complémentaire.
Les stagiaires bénéficieront d’une décharge de 3 heures, soit l’équivalent de 1 500 postes… Selon la presse, V. Peillon a parlé d’une « pression amicale sur les rectorats » et a expliqué qu’il aurait recours à « des remplaçants, heures supplémentaires et autres contrats ». Il semble donc que ce ne sera pas des création de postes !
Sur ces 6000 créations, il y a donc moins de 5% d’emplois statutaires de fonctionnaires et plus de 95% d’emplois précaires (AED, AVS, "médiateurs").
De plus, les emplois d’AVS vont remplacés ceux qui prennent fin le 30 juin et le 31 août.Ce ne sont donc pas des postes en plus et rien n’est garanti pour le réemploi de ceux dont le contrat se termine. Des centaines de personnes vont se retrouver au chômage sans perspective.
Ces annonces sont totalement inacceptables.
Il est nécessaire d’annuler les 6500 suppressions prévues dans le second degré à la rentrée 2012. C’est indispensable pour que cette rentrée ne soit pas encore plus catastrophique que les précédentes.
Au contraire des affirmations de V. Peillon, il est possible d’annuler les suppressions. Il y a plus de 20000 enseignants précaires, dont un certain nombre risque de se retrouver au chômage à la rentrée. Il est possible de les titulariser immédiatement : ces personnels exercent dans les établissements depuis des années, ils ont "fait leurs preuves". Cette situation est intolérable.
Il est indispensable de créer un vrai statut de fonctionnaire pour ceux dont les missions sont d’accompagner les élèves en situation de handicap. Ce sont des missions pérennes, elles doivent être assurées par du personnel statutaire.
Il est indispensable que les EVS-AVS en fin de contrat soit réemployer, première étape vers leur titularisation sur poste.
Enfin , ces annonces ne concernent que des personnels enseignants et de vie scolaire. Rien ne semble prévu pour que la rentrée des personnels admnistratifs, technique, santé/sociaux se passent dans des conditions acceptables, sans que leur charge de travail soit, une fois de plus, alourdie.
La CGT Educ’action exige la restitution de l’ensemble des postes supprimés et la titularisation, immédiate et sans conditions, de tous les précaires.
Ce n’est qu’en (re)prenant le chemin des luttes que nous pourrons gagner sur nos revendications car les gouvernements passent mais la précarité et la dégradation des conditions de travail s’étend.
Vincent Peillon, ministre de la précarité
Le Ministre de l’Education nationale a annoncé hier qu’il allait créer 6000 postes à la prochaine rentrée dans les collèges et les lycées. C’est sutout un beau coup de communication lorsque l’on regarde de plus près ce qui a été réellement annoncé.
Sur ces 6.000 postes supplémentaires pour les collèges et lycées, seuls 280 postes d’enseignants sont prévus : 70 en anglais, 60 en lettres, 90 en mathématiques et 60 en EPS. Ils seront pourvus par des candidats admissibles à l’agrégation, ce que permet la législation. Viendront les compléter 75 postes de conseillers principaux d’éducation (CPE), reçus sur liste complémentaire.
Les stagiaires bénéficieront d’une décharge de 3 heures, soit l’équivalent de 1 500 postes… Selon la presse, V. Peillon a parlé d’une « pression amicale sur les rectorats » et a expliqué qu’il aurait recours à « des remplaçants, heures supplémentaires et autres contrats ». Il semble donc que ce ne sera pas des création de postes !
Sur ces 6000 créations, il y a donc moins de 5% d’emplois statutaires de fonctionnaires et plus de 95% d’emplois précaires (AED, AVS, "médiateurs").
De plus, les emplois d’AVS vont remplacés ceux qui prennent fin le 30 juin et le 31 août.Ce ne sont donc pas des postes en plus et rien n’est garanti pour le réemploi de ceux dont le contrat se termine. Des centaines de personnes vont se retrouver au chômage sans perspective.
Ces annonces sont totalement inacceptables.
Il est nécessaire d’annuler les 6500 suppressions prévues dans le second degré à la rentrée 2012. C’est indispensable pour que cette rentrée ne soit pas encore plus catastrophique que les précédentes.
Au contraire des affirmations de V. Peillon, il est possible d’annuler les suppressions. Il y a plus de 20000 enseignants précaires, dont un certain nombre risque de se retrouver au chômage à la rentrée. Il est possible de les titulariser immédiatement : ces personnels exercent dans les établissements depuis des années, ils ont "fait leurs preuves". Cette situation est intolérable.
Il est indispensable de créer un vrai statut de fonctionnaire pour ceux dont les missions sont d’accompagner les élèves en situation de handicap. Ce sont des missions pérennes, elles doivent être assurées par du personnel statutaire.
Il est indispensable que les EVS-AVS en fin de contrat soit réemployer, première étape vers leur titularisation sur poste.
Enfin , ces annonces ne concernent que des personnels enseignants et de vie scolaire. Rien ne semble prévu pour que la rentrée des personnels admnistratifs, technique, santé/sociaux se passent dans des conditions acceptables, sans que leur charge de travail soit, une fois de plus, alourdie.
La CGT Educ’action exige la restitution de l’ensemble des postes supprimés et la titularisation, immédiate et sans conditions, de tous les précaires.
Ce n’est qu’en (re)prenant le chemin des luttes que nous pourrons gagner sur nos revendications car les gouvernements passent mais la précarité et la dégradation des conditions de travail s’étend.

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