Mardi 28 mars 2006 : 3 millions de manifestants dans tout le pays. La plus grosse manifestation depuis le début des actions contre le CPE.
250 000 à Marseille, 60 000 à Rennes, presque 100 000 à Bordeaux, 800 000 à Paris, etc.
Manifestations qui rappellent par leur ampleur, celles de 1995 et 2003.
Le mouvement va crescendo, cette mobilisation va bien au-delà du CPE, c'est une crise sociale profonde qui touche tous les secteurs de la société et toutes les couches sociales : jeunes, salariés du privé, de la fonction publique, retraités, sans emploi, etc., tous dans la rue, pour demander le retrait du CPE, mais aussi pour dire non à la politique du gouvernement.
Dans le secteur de la fonction publique, beaucoup d'arrêts de travail et comme on a pu se rendre compte, beaucoup de fonctionnaires dans les cortèges ;
L'éducation nationale n'était pas en reste, arrêts de travail en nombre important, le taux de grévistes pour les personnels ATOSS approche, voire dépasse dans certaines académies les 50 %. Les ATOSS ont dit leur ras-le-bol des attaques qu'ils subissent : suppressions d'emplois, bas salaires, précarité et la décentralisation qui les inquiète à juste titre.
Ils sont inquiets pour leurs missions, leur statut, comment pourrait-il en être autrement, c'est ce gouvernement qui continue à imposer le transfert des missions et des personnels contre vents et marées.
Le gouvernement de Villepin reste sourd au bruit de la rue, il dit vouloir imposer le CPE. La lutte doit continuer,il faut amplifier le mouvement, mettre en avant nos revendications :
• retrait du CPE ;
• abrogation de la loi de décentralisation :
• retour des missions et des personnels dans la fonction publique d'Etat.
Les confédérations se réunissent aujourd'hui pour la suite à donner à l'action.
Michel CAUSSEMILLE,
Secrétaire Général de l'Union nationale des SGPEN-CGT