Le recteur de l’académie a encore une fois été égal à lui-même : les mêmes propos lénifiants, absolument pas convaincant, et surtout hésitant tant ses connaissances paraissent hasardeuses notamment sur le dossier des personnels précaires et celui des TOS.
A l’angoisse des personnels précaires, CEC.. qui si ,aucune mesure n’est prise seront remerciés d’ici à la fin de l’année ,après avoir servi avec abnégation la communauté éducative pendant 7 voire 10 ans , il avance des contre vérités :les contrats de ceux qui sont bons seront reconduits ,ah oui !!!
Eh bien, nous mettons au défi monsieur le Recteur de nous citer la disposition juridique qui étaye ses propos tout simplement parce que celle ci n’existe pas.
Le message « subliminal » qu’entend faire passer le Recteur au travers de telles affirmations est on ne peut plus simple : surtout pas de vagues, ceux qui courbent l’échine seront demain récompensés. Cela ne vaut bien sur que pour ceux qui veulent y croire et ils ne sont guère nombreux tant la ficelle est grosse.
Passons sur le fait que le Recteur n’était franchement pas à son aise sur ce dossier et qu’il a eu quelques difficultés à dressé une radioscopie de l’état réel de la précarité dans son académie.
Sur le dossier des TOS, la prestation a été de même facture, piètre et révélatrice.
Les TOS seront gérés par les collectivités dès le début de l’année prochaine a t’il déclaré .Le ministre Baroin lors de sa venue affirmait quant à lui que l’Etat respecterait son engagement, à savoir ne pas s’opposer à toute initiative parlementaire locale visant à exclure la réunion du champ des transferts.
Le recteur a mis bas le masque la duplicité gouvernementale, à l’évidence le gouvernement n’accorde pas beaucoup de valeur au respect de ses engagements. Cela, nous en avions déjà un sérieux aperçu : C’est comme pour les radars , un jour moins l’autre plus , c’est comme pour les transferts, un jour en 2008, l’autre en 2007.
Le préavis de grève déposé pour le jour de la rentrée par le SGPEN-CGTR et l’Unatos-FSU remet les pendules à l’heure. Que ce soit sur le dossier des précaires et/ou celui des TOS, notre message est clair : seule la lutte peut modifier le cours des choses et sur ce plan nous n’en ferons pas économie , que le gouvernement et tous ses affidés en soient assurés .
Au regard des échéances électorales majeures qui s’approchent , le rapport de force est, pour peu que les personnels en partagent l’intime conviction, dans notre camp : celui des salariés .
Tous en grève le mardi 23 Août 2005