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Sur la question du voile et les incidents au Lycée Lislet Geoffroy

Le SGPEN-CGTR rappelle et considère que l’application de la loi sur la laïcité dans notre île mérite des assouplissements qui tiennent compte des équilibres et fondements spécifiques de la société réunionnaise.



Sur la question du voile et les incidents au Lycée Lislet Geoffroy
Cet équilibre précieux construit pas à pas se traduit dans notre pays par la tolérance cultuelle et culturelle, la compréhension, l’intelligence du vivre ensemble et le respect de toutes les identités. Cet équilibre n’en est pas moins fragile et nous avons tous le devoir citoyen de le préserver au mieux.

Le port du foulard qui ne concerne dans nos établissements scolaires qu’une petite minorité de jeunes filles de confession musulmane n’a jamais donné lieu à incidents, ni fait l’objet d’actes du moindre acte de prosélytisme. Sont en effet proscrits, à juste titre les actes de propagande, de prosélytisme ou de provocation (C.E., 2 avril 1997, ministre de l’éducation nationale c/ époux Mehila, n°173103 ; C.A.A. Lyon, 19 décembre 1997, ministre de l’éducation nationale c/ époux Kourrad, n°96LY02608 ) . La solution est identique lorsque le port du foulard engendre des troubles à l’ordre public ou au bon déroulement des activités d’enseignement (C.E., 10 mars 1995, époux Aoukili, Rec.p.122, n°159981 ;,ministre de l’éducation nationale c/ époux Kourrad, préc. ; Ligue islamique du Nord, préc.). La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789, pose dans son article 10 (Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la Loi).

Dans cet esprit et par application des principes généraux du droit , il faut savoir que la jurisprudence du conseil d’état censurait par ailleurs toute interdiction générale et absolue du port, par les élèves, de signes religieux dans les établissements publics d’enseignement, y compris le « foulard islamique », qui n’est pas « par lui-même incompatible avec le principe de laïcité » (C.E., 27 novembre 1996, époux Naderan, n°170971).

De nombreuses décisions qui ont été prises censurent les interdictions générales et absolues, ou annulent les sanctions fondées sur le seul port du foulard (C.E., 14 mars 1994, Yilmaz, n°145656, un règlement intérieur ne pouvant poser qu’ « aucun élève ne sera admis en salle de cours, en étude ou au réfectoire la tête couverte » ; C.E, époux Naderan, préc. confirmant l’annulation de l’exclusion d’une élève de l’enseignement primaire portant le foulard ; C.E., 20 mai 1996, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche c/ M.Ali, n°170343 ; C.E., 27 novembre 1996, ministre de l’éducation nationale c/ Khalid, n°172787, annulant des exclusions en raison de l’absence de violation des limites à la liberté d’exprimer ses convictions religieuses ; T.A. Bordeaux, 20 octobre 1994, Lekfif c/ C.H.U. de bordeaux ; C.E., 26 novembre 1996, Université de Lille II, n°170106.


Une requête dirigée contre la circulaire du 20 septembre 1994 relative au port de signes « ostentatoires » dans les établissements scolaires est rejetée comme irrecevable, cette circulaire ne pouvant avoir eu pour effet d’interdire d’une manière générale le port de signes religieux (C.E., 10 juillet 1995, association « Un Sysiphe », n°162718), mais un règlement intérieur peut prohiber les signes religieux ostentatoires, cette formulation ne constituant pas une interdiction générale et absolue (C.E., 27 novembre 1996, Ligue islamique du Nord, M.et Mme Chabou et autres, n°170207 et 170208).

Les décisions prises par les sages du conseil d’état qui recadrent avec intelligence le principe de laïcité devraient avoir pour effet une application adaptée et juste de la loi sur la laïcité, même si cette dernière marque une volonté de rupture avec la jurisprudence antérieure.

Pour en revenir à la problématique réunionnaise , la stigmatisation du port du voile dans notre ile pourrait rompre l’harmonie de notre société. Cette pratique qui n’a jamais posé problème dans notre ile est d’ailleurs bel et bien entrée dans les mœurs.

Face à une telle réalité, nos gouvernements ont été même contraints de reconnaître notre particularisme en invitant l’ensemble des acteurs du système éducatif à appliquer, à la Réunion, la loi sur la laïcité « avec souplesse et intelligence » renouant ainsi avec les jurisprudences émises jusqu’alors par le conseil D’état. L’emploi même de la formule « application souple et intelligence » souligne d’ailleurs le caractère mal adapté de cette loi à la Réunion.

C’est ainsi que la circulaire Fillon prise en avril 2004 après la levée de boucliers des parlementaires réunionnais qui unanimement avaient demandé des dérogations pour la Réunion précisait que ne sont pas interdits "accessoires et tenues qui, même s’ils peuvent être portés dans certains cas pour des motifs d’ordre religieux, sont aussi portés communément en dehors de toute signification religieuse".

Cette circulaire, bien qu’imparfaite et de portée générale, prenait, malgré tout en compte la situation particulière de la Réunion et les critiques portées par la société réunionnaise et ses élus.

Cette « ouverture » est aujourd’hui remise en cause par les conceptions dogmatiques d’esprits incapables d’appréhender la complexité, la richesse et les fondements de notre société.

Le SGPEN CGTR qui est profondément attachée à la laïcité considère que ce n’est pas faire pièce à ses principes que de vouloir que celle ci soit en capacité de manifester de la tolérance en fonction des situations

Ceux qui poussent des cris d’orfraie sur le pseudo viol de la laïcité sont paradoxalement bien silencieux et semblent bien s’accommoder de l’existence de zones de non droit laïque que représentent les départements du Haut-Rhin, le Bas-Rhin et la Moselle ou la loi de séparation de l’Église et de l’État de 1905 n’a jamais été appliquée, bien que ces départements soient revenus dans le giron de l’État français en 1919. Dans ces départements les cours de religion sont inscrits au programme. En 2008, l'Alsace-Moselle dispose toujours en effet d'un statut d'exception, en raison duquel le personnel religieux est rémunéré par l'Etat


Le SGPEN-CGTR demande une nouvelle fois que les pouvoirs publics tiennent compte de nos spécificités réunionnaises en ne s’attachant pas à une application mécanique rigoriste et véritablement brutale de la loi sur la laïcité.



A St louis, le vendredi 5 septembre 2008
Patrick CORRE


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Lu ci dessous sur le site : http://atheisme.free.fr/Religion/Foulard.htm

Arguments des opposants au port du voile

-Le voile est considéré comme un symbole d'oppression, de soumission de la femme et "un moyen collectif de perpétuer l'inégalité entre les sexes. Il est donc contraire aux valeurs de la France, pays d'égalité et des droits de l'Homme.

-Le principe de laïcité n'est pas compatible avec ce qui est considéré comme un instrument de prosélytisme.

-L'école est, conformément à sa vocation, le lieu de formation, d'éducation des futurs citoyens pour les préparer à vivre dans une société laïque dans le respect de la liberté religieuse.
"A l'école, il y a des élèves et non des petits juifs, musulman, chrétiens ou athées. Ils sont là pour s'instruire et devenir des hommes libres… à tout point de vue." (Henri Pena-Ruiz / philosophe)

-La loi de 1905 est censée régler définitivement la séparation de l'état et du religieux et par voie de conséquence proscrire le port de signes religieux dans les lieux publics comme l'Ecole.

Arguments de ceux qui sont contre son interdiction

- Le risque est grand d'en faire un symbole de résistance, face à ce qui serait considéré comme une attaque envers une communauté.

- La proportion des jeunes filles voulant porter le voile en classe est infime. Ce n’est pas en voyant quelques voiles que l’on devient musulman.

- En Algérie, pendant la colonisation, la République française acceptait d'enseigner aux jeunes filles arabes en tenue traditionnelle avec le voile islamique.

- La réaction des enseignants et des médias trouve son origine dans un inconscient collectif se mêlant à l'objectivité historique (rivalité islam/christianisme, peur de l'invasion, racisme...).


- La laïcité n'est pas la vraie raison de ceux qui veulent interdire le voile à l'école. En effet :

- le port de la croix chrétienne ou de l'étoile de David est acceptée,

- le calendrier scolaire est organisé en fonction de la tradition chrétienne (mercredi après-midi pour le catéchisme, congés autour des fêtes religieuses)

- L'école privée catholique reçoit des subventions;

-La vraie raison est que l'islam est considéré comme la "mauvaise" religion".


-Exclure les jeunes filles portant le foulard, c'est les condamner à rester dans leur milieu d'origine où la pression intégriste sera encore plus forte ou à poursuivre leur scolarité dans une école réservée aux musulmans. Les scolariser, c'est leur apporter une ouverture sur le monde. Les exclure de l'école, c'est les jeter dans bras des intégristes.


-Le remue-ménage médiatique sur le foulard est un faux problème qui permet d’occulter une autre question culturelle et religieuse, plus importante : la pratique de la circoncision, discrète, non prosélyte, ne menaçant pas la laïcité, mais illégale en France.


-L'amalgame islam / monde arabe risque d'exacerber le racisme. Le port du voile est une réaction à cette pression hostile. Interdire le port du voile favorise donc le cercle infernal "repli communautaire" - "racisme".

-Pour le conseil d'état, (avis du 27/11/1989) le port de signes religieux n'est pas incompatible avec le principe de laïcité, sauf si c'est un acte de pression, de provocation, de prosélytisme ou de propagande.



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REACTIONS LOCALES

La laïcité, c’est la tolérance, pas l’exclusion !
Nous avons reçu de nombreux courriers à la Rédaction et sur notre site Internet. Effectivement, les décisions du Rectorat et du Proviseur d’un lycée concernant des jeunes filles qui refusaient de retirer leur foulard, ont suscité plusieurs protestations dont nous nous faisons écho. On ne peut pas d’un côté sévir aveuglément, et de l’autre saluer le métissage réunionnais fruit de la tolérance, et l’harmonie qui règne à La Réunion entre des femmes et des hommes issus de culture différente.

FAUT-IL que notre république soit devenue si peu sûre de la validité de son enseignement et de ses valeurs pour qu’elle agisse par interdits !

Merci à celles et ceux (peu nombreux, certes) qui, sans même s’en rendre compte, ont laissé libre cours à un racisme viscéral et donc au mépris des autres qu’il implique : « Va en Afghanistan ! Cesse de percevoir les allocations familiales ! etc... ». Superbe preuve d’un esprit laïc qui doit être pétri d’acceptation de l’autre !

En réalité, les imprécateurs (trices) montrent combien ils (elles) redoutent d’avoir à faire vivre nos valeurs républicaines. N’étant plus sûrs (sûres) de rien, ils et elles demandent que le mouvement des idées, le débat, soient remplacés de toute urgence par un "garde-à-vous intellectuel" et « je ne veux voir qu’une seule tête » comme disait mon adjudant. Là c’est « et je n’accepte qu’une seule idée : la mienne car j’ai raison, scrongneugneu ! ». Et avec un tel raisonnement on s’est fait virer de tous les continents où nos gouvernants et leurs exécutants avaient pourtant la certitude qu’ils apportaient dans leurs valises les "vraies" valeurs humanistes !

À M. le Recteur, à M. le proviseur de la vie scolaire, aux professeurs nouvellement arrivés, je dis : lisez certaines contributions aux divers forums internet de La Réunion et constatez d’ores et déjà à quel point votre intransigeance intégriste jette le trouble. Mais je vous entends d’ici me répondre que vous ne faites qu’appliquer la loi, cette loi qui, selon Mme Girardin, ne nous concernerait pas ! C’était sans compter avec certains de nos hôtes de passage qui - consciemment ou non - n’ont toujours pas digéré la décolonisation.

N.B.

Juste une petite remarque en passant : parmi tous ces intégristes de "la loi, toute la loi partout la même au millimètre près", combien de conducteurs (trices) à l’excès de vitesse facile, au téléphone au volant, aux verres de trop dans le nez en conduisant ? Combien de fraudeurs au fisc ? C’est drôle, lorsqu’un rapport officiel - républicain donc - a révélé que la fraude fiscale prive la France de 30 à 40 milliards d’euros par an (2007), personne ne s’en est indigné sur ces forums avec autant de vigueur ! Priver la France de dizaines de milliards d’euros c’est sans danger pour notre collectivité nationale, tandis que le port du foulard, ça c’est gravissime !

Parnyssi

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La défense de la laïcité ne doit pas devenir un prétexte aux exclusions

Jeudi 4 septembre 2008, six élèves du lycée Lislet-Geoffroy à Saint-Denis apprenaient qu’elles n’auraient plus le droit de suivre les cours si elles n’enlevaient pas leur foulard : la Ligue des Droits de l’Homme de La Réunion s’insurge contre l’exclusion de ces jeunes filles portant le foulard.

La ligue des Droits de l’Homme défend une laïcité tournée vers l’émancipation et non vers l’exclusion. Une fois de plus, ce fâcheux épisode de la vie de notre société illustre une loi inadaptée au vivre-ensemble de La Réunion : une loi stricte qui a voulu redéfinir l’application du principe de laïcité à l’école et qui s’apparente en fait plus à une loi d’exception, construite autour du foulard islamique. Son application, ainsi constatée ce jeudi 4 septembre, semble malheureusement faire fi de notre diversité culturelle et religieuse inscrite dans l’identité de notre territoire.

La Ligue des Droits de l’Homme, depuis sa fondation en 1898, n’a jamais cessé d’affirmer son attachement à la laïcité de l’école et de l’ensemble de la société. C’est parce qu’elle considère que la laïcité est un des fondements de la République qu’elle a pris position, dès 1989, contre l’exclusion des jeunes filles portant foulard dès lors que l’ensemble des enseignements sont régulièrement suivis.

La Ligue des Droits de l’Homme n’ignore pas la symbolique détestable que peut avoir, dans nombre de cas, le port du foulard. Il n’en demeure pas moins que l’alternative n’est pas entre interdire à des jeunes filles de porter le foulard en classe ou d’en être exclues. Ce serait là dénier à ces jeunes filles le droit à l’éducation. Ce serait les assigner à résidence ou favoriser le recours à des écoles confessionnelles.
Alors que l’école représente pour ces jeunes filles, comme pour des milliers d’autres jeunes à La Réunion, la chance unique d’acquérir un savoir et un sens critique qui leur permettront de forger elles-mêmes leurs choix de vie, les exclure de l’enseignement public, c’est les enfermer dans un ghetto social et culturel qui leur interdira toute évolution, notamment en matière d’égalité entre hommes et femmes.
Il faut que la raison l’emporte. La Ligue des Droits de l’Homme souhaite que l’école publique et laïque, qui reste une des pierres angulaires de tout contrat social, retrouve les moyens de son rôle et assure celui-ci sans discriminations.
La Ligue des Droits de l’Homme de La Réunion demande donc que ces élèves soient réintégrées dans leur lycée.

Christophe Pomez,
Membre de la Ligue des Droits de l’Homme de St Denis, membre du comité central national de la LDH


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La laïcité, c’est la tolérance, pas l’exclusion !

L’affaire des jeunes filles musulmanes exclues du lycée Lislet-Geoffroy pour avoir refusé de retirer leur foulard illustre parfaitement les dangers de la loi votée en 2004 sur le port ostensible des insignes religieux.

Lors du débat public, les Verts, entre autres, ont dénoncé son caractère potentiellement discriminatoire. Nous disions à l’époque qu’il suffirait qu’un fonctionnaire sourcilleux exige l’application stricte de cette loi pour qu’on en arrive à cette absurdité que la loi républicaine chasse des écoles publiques des jeunes collégiennes ou lycéennes, donc mineures, les renvoyant ainsi à la sphère privée familiale pour leur éducation, ce qui signifierait que l’Ecole républicaine renonce à assumer sa mission de scolarisation d’une fraction de la jeunesse.

La loi a été finalement votée mais on pouvait cependant espérer qu’à La Réunion, terre traditionnelle de coexistences des diversités religieuses et culturelles, nous serions épargnés et qu’elle serait appliquée avec l’intelligence que requiert notre histoire.

Il n’en est rien. Des enseignants nouveaux venus et ignorants les implications profondes du multiculturalisme réunionnais ont exigé l’application de cette loi. Dès lors la machine administrative s’est mise en route. L’exclusion de ces jeunes filles du système scolaire, se fait sur la base d’un chantage malsain : soit elles retirent leur foulard et elles sont acceptées, soit elles refusent de le retirer et elles sont exclues. L’Ecole n’en sort pas grandie : il s’agit d’une forme de pression morale qui ne peut que renforcer de jeunes adolescentes dans leur foi avec un lourd sentiment d’injustice.
L’affaire de Lislet-Geoffroy marque une rupture dans les règles non écrites du vivre ensemble réunionnais. C’est pourquoi les Verts Réunion appellent les responsables académiques à tenir compte de notre tradition multiculturelle en recherchant et en proposant une solution acceptable pour ces jeunes filles.

Sinon, il y a un risque réel de voir demain s’étendre à d’autres établissements scolaires cette demande d’application aveugle de la loi avec toutes les conséquences dommageables que l’on peut deviner. Et qu’en sera-t-il quand Mayotte sera un département français si un enseignant nouvellement arrivé exige, comme le prescrit la loi, que ces élèves mahoraises retirent leurs foulards ?

Nous, Verts Réunion, nous défendons un idéal où laïcité rime avec tolérance.

Vincent Defaud, porte-parole régional des Verts-Réunion
Jean-Pierre Marchau, porte-parole des Verts-St-Denis



Samedi 6 Septembre 2008
Patrick CORRE
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