CI DESSOUS LES RÉSOLUTIONS POUR DÉBAT AU CONGRES

En attente de rédaction , dernière résolution sur :
- 1er Degré


  RESOLUTIONS A DEBATTRE AU CONGRES  !
Mercredi 8 Avril 2015 Patrick CORRE
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Rédigé le Mercredi 8 Avril 2015
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Bienvenue

Contribuez aux débats de notre congrès, investissez ce blog !
Dans cet espace, le rapport d'actvité, les différentes résolutions, attendent vos commentaires. Vous pouvez aussi proposer aux responsables de publication du blog des contributions de fond pouvant alimenter des débats en ligne (qui eux aussi pourront être commentés).


Bienvenue !
Ce blog, accessible à tous, permettra une préparation plus réactive du 2ème congrès de la CGTR EDUC'ACTION


Ce que vous écrirez ici sera consultable par tous et complètera utilement les débats préparatoires au congrès.

N’hésitez pas à proposer infos, liens et documents utiles.

Bons débats !
Mercredi 8 Avril 2015 Patrick CORRE
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Rédigé le Mercredi 8 Avril 2015
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Le secrétaire général de la CGTR EDUC'ACTION
Aux délégués et adhérents


Lettre « Spécial 2éme  congrès  de la CGTR EDUC'ACTION » aux adhérents.
Cher(e)s camarades, ami(e)s et collègues

Je vous informe que notre syndicat, la CGTR EDUC'ACTION , organisera son 2ème congrès , le 5 juin 2015 au FOS P.T.T - Trou d’eau à La Saline (Site internet du FOS Réunion : http://www.fosreunion.fr).

Nos travaux dureront toute la matinée.

Le congrès est un événement d’une très grande importance.

C’est un moment privilégié d’échanges sur les grandes orientations du syndicat « pour la période présente et celle à venir ».

Au cœur de ce congrès : quel outil syndical pour demain........

Vous trouverez en pièces jointes 4 fichiers

1/ Convocation 2 ème congrès CGTR EDUC'ACTION

2/ Lettre aux adhérents

3/ Fiche repas

4/ Formulaires candidature bureau académique . pour les volontaires


Merci de me prévenir en cas de difficultés et je compte sur chacune et chacun d'entre vous pour participer à cet événement d'importance cruciale dans la vie de notre organisation

Très fraternellement

LE SECRETAIRE GENERAL DE LA CGTR EDUC'ACTION
Patrick CORRE
0692 65 45 80

Mercredi 8 Avril 2015 Patrick CORRE
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Rédigé le Mercredi 8 Avril 2015
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Depuis le 1er congrès de la CGTR EDUC'ACTION ,beaucoup de chemin a été parcouru.
La CGTR EDUC'ACTION a été de toutes les luttes en se mettant résolument en ordre de marche.


Rapport d’activité du 2eme congrès CGTR EDUC'ACTION
L’actualité sociale est dominée par le pacte de responsabilité qui place, malgré toutes les dénégations gouvernementales , l’éducation nationale comme contributeur de l'effort financier des 50 milliards d’économies à réaliser au titre des dons sans contreparties au patronat et mine ainsi toute possibilité de mise en place d'une politique éducative ambitieuse par un fonctionnement à moyens constants et une voilure réduite sur le plan d'un nécessaire plan de rattrapage

En dépit d'un tassement électoral lors des dernières élections professionnelles du en grande partie aux conséquences de la crise qu'a traversé la CGTR ( rupture de l'URS avec la confédé ) ainsi que la CGT sur le plan national avec l'affaire LAPAON , la CGTR EDUC'ACTION continue d’être la référence des lors qu'il s'agit de mener des combats sur le terrain social

Ainsi en dépit de nos faibles forces dans le 1er degré notamment,car nouvellement implantée dans ce secteur, nous avons pu jouer un rôle moteur dans la construction d'une forte opposition locale contre la réforme des rythmes scolaires .

Au niveau de l'académie , nous avons pu arracher au recteur , un nouveau calendrier scolaire plus conforme aux réalités climatiques ainsi qu'une nouvelle programmation d’équipements contre la chaleur de la part des collectivités locales .Ce n'est pas une mince victoire , c'est même une grande et formidable victoire

Nous avons ainsi pu faire la démonstration de notre capacité à peser sur les enjeux sociétaux et a créer des liens privilégies avec la jeunesse lycéenne que nous avons accompagné tout au long de cette bataille .

Sur les questions de précarité , nous avons grâce à nos actions auprès des juridictions redonner sens à la lutte contre l’extrême précarité

Sur ce terrain, le bilan est là, incontestable et sans appel :

-Nombreuses victoires aux prudhommes avec cerise sur le gâteau le conseil d’état qui a confirmé et validé notre argumentation juridique , requalification de CDD en CDI,

-mise en place de plan de formation pour les précaires

- Nous avons pu aussi mettre un terme au systeme hors la loi des "vacataires permanents" qui perduraient depuis de trop nombreuses années et aboutir à reclasser un grand nombre de vacataires comme contractuels avec enfin des droits à l'appui, une couverture sociale et un salaire passant de 650 euros a prés de 1600

- Par un argumentaire juridique solide et incontestable validé par l'autorité académique , nous avons également mis fin à la pratique éhontée du temps de travail gratuit des 1000 CUI de l' académie sous couvert d' annualisation du temps , des CUI payés 20h pour 24 heures de présence hebdomadaire . Arnaque de 4 h par semaine


Nous sommes sur les questions de précarité pour ainsi dire la seule organisation a agir et la seule à obtenir des résultats concrets

Concernant la problématique du harcèlement moral , la aussi , nous sommes satisfaits que nos actions multiples, rassemblements ,manifestations, plainte au pénal contre le recteur Merlin .... aient pu avoir pour résultat une prise en compte de cette réalité par l'autorité académique , réalite si longtemps niée par nos décideurs

Ainsi, plusieurs de nos propositions de lutte contre le harcèlement ont été validées par l’administration :

- Mise en place d’une cellule sur risque psycho sociaux indépendante de l'autorité académique , émanation du CHSCT

- Obligation pour l’administration d'apporter réponse dans les 15 jours à toute sollicitation des personnels sur la question ( ce qui n’était pas le cas avant ),

- Ne plus muter les victimes mais sanctionner les harceleurs ( dernièrement, nous avons pu ainsi et c'est une première dans notre académie fait condamner un chef établissement - Rapport du recteur à notre demande contre le chef d’établissement intéressé
Des résolutions ont par ailleurs été prises dans la foulée par le bureau académique sous l’impulsion du secrétaire général :

Beaucoup reste a faire mais nous pouvons nous enorgueillir d'avoir fait bouger les choses pour plus de protection des personnels.Nous poursuivrons notre combat pour "tolérance zéro contre le harcèlement et la souffrance au travail "

Sur la question du handicap et de la scolarisation des élèves

Nous sommes à l’origine de l'ouverture de "plusieurs clis et ulis " après de multiples rassemblement ou nous avons pu fédérer parents d’élèves ,associations ( collectif citoyen handicap ) et AVS .Le recteur , a notre demande a mis en place un groupe de travail pour traiter cette question de la scolarisation des élèves en situation de handicap .

La CGTR EDUC'ACTION est là aussi devenu un acteur incontournable sur lequel il faut compter


Au niveau du fonctionnement de nos structures

Amélioration de la communication externe

- Amélioration de l'interface de notre site web qui actuellement connaît un succès exceptionnel et exponentiel
- Développement de la communication interne et externe pour valoriser l’image de la CGTR EDUC'ACTION ( conférences de presse régulières à l’appui et pour couvrir toutes les nombreuses actions sur le terrain des luttes sociales engagées par le syndicat.)
- Très nombreuses interventions dans les médias locaux ou la CGTR EDUC'ACTION occupe une place de choix


Amélioration de la communication interne

- Utilisation optimale des NTIC et mise en place de listes mél de diffusion ciblées par corps ainsi que de newsletters par catégories


Décloisonnent et extension de notre champ habituel d’intervention

Renforcement de notre présence dans la filière éducation et enseignement

-Décloisonnement et élargissement de notre champ syndical d’intervention à des secteurs ou nous étions quasiment inexistant, voire inexistant. (enseignement professionnel , 1er degré, GIP FCIP , vie scolaire avec un élu parmi les AED alors même que de grands syndicats tel la fsu et unsa sont incapables d'avoir le moindre élu da,s ce corps de métiers )


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L’image de la CGTR EDUC sur le terrain des luttes sociales et sur sa capacité à faire bouger les lignes s’en est trouvée valorisée en dépit des crises que nous avons traversé et d'un repli sur soi marqué par un individualisme renforcé et aggravé par la crise économique et sociétale

Globalement, sans tomber dans l’exagération et une auto satisfaction démesurées, le bilan qu’on peut tirer de cette période d’entre deux congrès est globalement positif pour notre syndicat. Globalement positif et non totalement positif car ce sont manifestées certaines faiblesses, notamment organisationnelles, qui doivent être corrigées si nous voulons aller encore plus loin.

Le rapport d’orientation présenté à l’occasion de ce 2ème congrès poursuit précisément cet objectif : celui d’une CGTR EDUC'ACTION plus ancrée, plus adaptée, mieux organisée, davantage structurée !

Celui de la construction d’un outil performant afin de défendre au mieux les revendications des personnels, leur statut et missions, le service public, l’unicité de la fonction publique ainsi que la conception républicaine de l’Etat aujourd’hui mis à mal par le gouvernement en place, quoique ce dernier en dise !!!


Mercredi 1 Avril 2015 Patrick CORRE
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Rédigé le Mercredi 1 Avril 2015
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RESOLUTION N° 1 - POUR UNE CHARTE DE LA VIE SYNDICALE
1/ Franchir un nouveau seuil dans la syndicalisation

1.1/ Un spectre élargi de représentativité


Depuis notre dernier congrès, nous avons élargi le spectre de notre audience par l’extension de notre influence à des corps comme les personnels d’éducation ou nous étions quasiment pas représentés , comme le corps des AED , AESH

Ainsi pour la première fois, nous avons pu arracher un élu à la CCP des AED lors des dernières élections professionnelles de décembre 2014 alors que des organisations bien mieux implantées comme la FSU et UNsa n'ont pu obtenir dans ce corps, le moindre élu

Inexistant dans la filière enseignante ( plp , certifies et PE) , nous avons pu former un petit pole dynamique qui va nous permettre d'engager d'ici le 3eme congres , un travail réel en direction de ces catégories de personnels


Renforcer notre syndicat : un besoin vital

Conforter et renforcer son audience c’est une nécéssité mais construire l’organisation par l’apport des forces nouvelles, c’est mieux !!!

A cet égard, il nous reste beaucoup à faire. Il faut que chacun des militants, chacun des adhérents sur son lieu de travail et autour de lui « ose » davantage proposer l’adhésion à ses collègues et connaissances.

Cette dynamique commence à prendre forme, elle mérite d’être soutenue et amplifiée.

Il nous faut aller bien plus loin et doubler le nombre de nos adhérents d’ici le 3 ème congrès, c’est non seulement souhaitable mais c’est surtout syndicalement possible.

Cette campagne de syndicalisation peut être articulée autour d’une idée simple et lisible : Renforcer notre organisation, c’est renforcer votre force pour l’avenir !!!

Bien évidemment, Il ne s’agit pas de réduire notre action à la seule syndicalisation de nouveau collègues, il nous faut également œuvrer à maintenir dans notre structure les adhérents partant à la retraite… et ces derniers seront nombreux d’ici à quatre ans.

Le renforcement de notre syndicat nécessite par ailleurs de modifier le rapport syndicat-syndiqué pour que ce dernier soit, non l’auxiliaire mais le moteur de la vie syndicale.

2/ Des syndiqués au cœur de la construction du Syndicat

Toute notre démarche doit tendre à la réalisation de cette double exigence :

- Pas de sérieux pas quantitatifs et qualitatifs dans la marche en avant de notre syndicat sans une plus grande responsabilisation du syndiqué.
- Pas de syndiqué acteur de la vie syndicale sans véritable politique d’information et de formation.

2.1/ Des syndiqués informés

Associer nos adhérents, c’est d’abord les informer et savoir échanger et communiquer !

2.1.1 Une information adaptée et une communication maîtrisée

- Nécessité d’utiliser de façon équilibrée tous les vecteurs de communication
« Support écrit » « support oral » « support des N.T.I.C. (nouvelles Technologies-Internet) ».
- « Informer et intégrer par le Support écrit » :
- « Elaborer » enfin une lettre mensuelle du syndiqué avec pour objectif d’informer et d’associer le syndiqué sur la vie du syndicat et les initiatives.

- « Favoriser le dialogue par le Support oral » : Multiplier les heures syndicales d’information mensuelle avec une participation active souhaitable des adhérents en amont. Tenir en fonction de nos droits syndicaux, une assemblée générale annuelle des syndiqués et réunions d’adhérents avec leur section sur le lieu de travail.

- « Améliorer la réactivité » par le Support des nouvelles technologies : Rénover notre site web en le rendant encore plus attractif avec l’objectif de passer largement la barre de nos actuels 33 000 visiteurs mois. Modules de formation CGTR EDUC'ACTION d’apprentissage et approfondissement de l’Utilisation de la messagerie électronique (avantages : instantanéité de l’information-plus grande réactivité, coût financier moindre, gain de temps appréciable.

2.1.2 Une communication maîtrisée

Nous devons bien évidemment veiller à ce que l’utilisation de ces vecteurs de communication soit maîtrisée.

Lors du congrès fondateur de la CGTR EDUC , nous avions arrêté les points suivants :

• Equilibre dans le volume d’information (trop d’information nuit à la lisibilité de l’information et génère un effet de saturation)
• Adaptabilité et spécialisation du message (adaptabilité du contenu du message aux différents publics que nous souhaitons touchés, le « spécialiser ». Envoyer un compte rendu de CAPA des attachés aux collègues ATEC ou Adjoint est pour le moins improductif. Il convient donc de bien cibler les destinataires afin de rendre l’information la plus perceptible et la plus intelligible possible.
• Nécessité d’équilibrer « information ciblée » et « identité collective » : Il est important de maintenir un parfait équilibre entre communication ciblée et communication globale. La « spécialisation » de l’information peut devenir contraire à l’affirmation d’un langage commun, ciment du sentiment d’appartenance à une même communauté éducative.

Plus on cible et plus le danger est grand de développer des micro-cultures au sein de l’organisation.

Or, l’information et la communication pour être efficaces sont celles qui favorisent les décloisonnements et s’attachent à promouvoir une véritable identité collective.

Aussi, paraît-il nécessaire de rechercher un équilibre maîtrisé entre une « personnalisation » du message à destination d’un « segment » identifié et la communication de ce même message adapté à l’ensemble des adhérents.

A l’occasion de ce 2eme congrès on peut dire que nos objectifs ont été globalement tenus. Il faudra néanmoins rester vigilant

2.1/ Des syndiqués formés

Pour que l’adhèrent soit le moteur d’une politique syndicale de proximité et un référent incontournable dans les services et établissements, il faut, non seulement, qu’il puisse être à même de répondre aux interrogations et demandes de leur collègue mais qu’il soit aussi capable de débattre et d’expliquer les orientations, propositions, et objectifs de son syndicat.

Le syndiqué a besoin, face à un monde qui bouge et des rapports de société qui se complexifient, de grilles de lecture lui permettant de se forger sa propre réflexion et de nourrir l’esprit critique.

Il est également important qu’il puisse devenir « propriétaire » de son organisation en s’appropriant l’histoire, le fonctionnement, l’organisation des structures ainsi que les objectifs poursuivis par la CGTR EDUC'ACTION

Pour ce faire, le 2ème congrès fait le constat de la faiblesse, voire de l’inexistence de notre pole actions de formation et retient comme axes prioritaires pour les années a venir :

• Proposer une formation syndicale d’accueil à tout nouvel adhérent (présentation du syndicat. des structures.)
• Proposer à toutes et à tous une formation initiale et continue en matière d’accès, de connaissance et d’utilisation des NTIC (informatique et Internet)
• Proposer à tout adhèrent qui souhaite prendre des responsabilités nouvelles, des modules de formation de plusieurs niveaux.

Le 2ème congrès place le pilotage de la formation sous le contrôle du bureau académique. A charge pour ces derniers d’élaborer un calendrier de formation en adéquation avec les besoins exprimés par les syndiqués.
Mercredi 1 Avril 2015 Patrick CORRE
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Rédigé le Mercredi 1 Avril 2015
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Lors du 12ème congrès de notre confédération, la CGTR a réaffirmé avec force la nécessité de dépasser les divisions syndicales, le 2ème congres de la CGTR EDUC'ACTION s’inscrit dans une telle orientation et considère avec la confédération que l’unité d’action doit être « une règle de vie » entre organisations.


RESOLUTION N° 2 - LA CGTR EDUC'ACTION  ET L'UNITE D'ACTION
A/ Dépasser les divisions syndicales…

Il est un fait : la division et l’atomisation du paysage syndical en une multitude d’organisations plus ou moins importantes peuvent constituer si l’on n’y prend garde un handicap majeur au regroupement unitaire des salariés.

Face à un tel constat, il y a dès lors deux postures possibles :

  • L’une consiste à ce que les organisations s’ignorent complètement au nom des divergences revendicatives et/ou idéologiques adoptant ainsi la culture du repli sectaire.

  • L’autre posture possible, et c’est celle que nous revendiquons, consiste au contraire à promouvoir la culture du dialogue et le libre débat d’idée entre organisations dans un climat de respect mutuel.

C’est sur la base d’une discussion, contradictoire, franche, fraternelle, ouverte mais sans renoncement que nous pourrons nouer de saines relations avec nos partenaires des autres centrales et ainsi créer les meilleures conditions pour la mise en force des convergences d’action.

La CGTR EDUC'ACTION ne vit pas le pluralisme syndical comme un handicap mais comme l’expression de la richesse des mouvements et confrontations d’idées dans l’histoire du mouvement ouvrier. Le pluralisme syndical peut permettre à chaque salarié selon sa sensibilité « de s’y retrouver », il peut en ce sens contribuer à faire reculer les « déserts syndicaux » pour peu qu’il soit accompagné d’une véritable pratique démocratique en terme de culture d’organisation.


B/ En mettant l’accent sur les convergences, afin de développer l’unité d’action...

ALLER VERS UN SYNDICALISME RASSEMBLE

Plus que jamais, « rassembler les salariés » pour l’efficacité de l’action est un objectif commun que devraient pouvoir s’assigner toutes les organisations syndicales.

La recherche permanente des convergences est une incontournable nécessité pour tous ceux qui ont décidé de reléguer les logiques d’appareils au second plan pour ne privilégier que l’essentiel, à savoir la construction d’un cadre unitaire pour « booster » les revendications des personnels.

Aller vers un syndicalisme rassemblé, c’est d’abord mettre l’accent sur ce qui peut nous unir et les convergences en ce domaine sont nombreuses.

En ce sens notre collaboration avec le SAIPER PAS 974 a été renforcée depuis le 1er congres de la CGTR EDUC

Fort de cette dynamique de rapprochement entre nos organisations, le SAIPER qui a fortement progressé en termes d’audience et d’adhérents jusqu'a devenir le syndicat majoritaire dans le 1er degré depuis les élections de décembre 2014 n'exclue pas de franchir une étape supplémentaire dans le "collaboratif "avec notre syndicat

Au delà de ce rapprochement particulier, nous avons pu bâtir en de nombreuses circonstances un cadre d’étroites coopérations par la mise en place d’intersyndicales qui ont bien fonctionné.

La CGTR EDUC a ainsi traduit les objectifs d’unité d’action qu’ils s’étaient assignés à l’occasion de son 1er congrès en réalité du terrain. Nous ne pouvons que nous enorgueillir d’avoir par notre comportement constructif contribuer à l’émergence de telles formes d’organisations qui bien sur n’auraient pas été possibles sans l’esprit de responsabilité et la volonté de rassemblement de nos partenaires syndicaux.

Les rapports fraternels entretenus avec l’ensemble des forces syndicales impliquées dans l’intersyndicale n’ont été rendus possibles que grâce au respect mutuel entre organisations.

Il ne suffit pas d’avoir des revendications légitimes et partagées pour que soit assuré le succès d’intersyndicale pérennes encore faut il veillez à avoir une attitude non équivoque basée sur la sincérité et sans arrières pensées boutiquières.

Il nous reste maintenant à franchir un seuil supplémentaire en dépassant les unités de « circonstances » par la recherche en permanence des propositions communes que nous pouvons porter. Cela suppose la mise en place d’un cadre de travail permanent d’échanges et de rencontres entres organisations afin de développer l’unité d’action.

Bien évidemment, il ne s’agit pas de rechercher l’unité pour l’unité, comme une simple fin en soi, mais comme un moyen permettant d’agir sur les ressorts de réelles mobilisations d’envergures, portées démocratiquement par et avec les personnels.

Cette unité d’action ne saurait non plus se réduire à de simples accords d’appareils syndicaux, notamment avec la FSU et le SAIPER à l’occasion de prochaines élections même s’ils sont par ailleurs pertinents, mais doit se construire « à tous les niveaux » afin de « légitimer » le contenu des plates formes unitaires revendicatives.

En tout état de cause, nous ne prônons, ni suivisme « abêtissant » ni spontanéisme réducteur car il ne s’agit « d’être en phase, pour être en phase » avec ce que certains appellent péjorativement la base ,mais il s’agit de défendre des revendications que nous estimons juste même si à certains moments elles peuvent être perçues en décalage avec des aspirations immédiates.

C’est cela l’indépendance syndicale, ne pas se noyer, ne pas se fondre, exister tout simplement en faisant valoir ses points de vues dans un espace de libre confrontation.

Le 2éme congrès dans la lignée du congrès précédent donne mandat au nouveau bureau académique de la CGTR EDUC'ACTION d’œuvrer au renforcement de la nécessaire unité d’action.
Mercredi 1 Avril 2015 Patrick CORRE
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Rédigé le Mercredi 1 Avril 2015
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Dans notre Ile, bien plus fortement que dans le reste de l’Hexagone, l’ultralibéralisme gouvernemental prend une résonance toute particulière dans une société minée par un chômage massif (33% de chômeurs) et par une paupérisation et une précarisation extrêmes.


RESOLUTION N° 3 - EMPLOIS ET PRECARITE
Les délégués au 2 ème congrès de la CGTR EDUC'ACTION sont parfaitement conscients de la situation sociale et économique particulière de la Réunion qui connaît de nombreux retards structurels en particulier dans les services publics et un taux de chômage élevé ;

Ils rappellent leur attachement à un service public de qualité, facteur incontestable de développement et soulignent avec force le rôle essentiel de l’éducation nationale dans la société réunionnaise.

Le taux d’encadrement en emploi public dans les administrations en général et au sein de l’Education nationale en particulier est le plus faible de France alors que nous besoin pour le développement rapide et durable de notre région de services publics forts et de qualité.

L’académie de la Réunion est la lanterne rouge des académies de France et de Navarre ; Rang de classement : 30 ème/30ème source (source : tableau inter-académique publié par le Ministère de L'éducation).

A ce sous effectif en emplois de titulaires s’ajoute la mise sur le bord du chemin régulière de très nombreux collègues précaires (qui pour certains cumulent plus de 10 ans de service).

Nous ne pouvons accepter que nos collègues qui exercent dans les services et établissements depuis de nombreuses années concourant par la même au bon fonctionnement du service public, soit jetés comme de vulgaires « KLEENEX ». « On a pressé le citron, on peut jeter la peau » et remplacés par des nouveaux précaires sur des contrats encore plus précaires

Le 2ème congres de la CGTR EDUC'ACTION ne peut tolérer que le sous effectif et le largage des collègues les plus exposes socialement soient la réponse au problème de l’emploi. Cette équation antisociale chère à VALLS et au MEDEF ,nous la rejetons !

La précarité nous n’en voulant plus, nous refusons qu’on la reconstitue comme un puits sans fond par le recrutement de nouveaux précaires. Ce n’est en effet pas de nouveaux précaires en substitution des précaires qui étaient dans nos services dont nous avons besoin mais de création de postes de titulaires.


Ainsi, les délégués au 2eme congrès :

- Œuvreront contre la reconstitution de la précarité, pour des emplois stables et pérennes en exigeant des conseils d’administration qu’ils se prononcent contre l’autorisation pouvant être accordé aux chefs d’établissement de recruter de nouveaux précaires.

- S’engagent à poursuivre le combat pour obtenir un plan de résorption de la précarité dans l’Education Nationale par la transformation de tous les emplois contractuels et précaires existants dans nos services en emplois statutaires.

- Réclament une programmation pluriannuelle de (re-) création d’emplois statutaires sur la base d’un échéancier précis notamment dans la filière ATOSS.

- En articulation avec les revendications précédemment énoncées, lutteront par le développement de lutte solidaire « titulaires, contractuels, précaires, solidarité » pour qu’on ajoute pas de la précarité à la précarité et que la situation des personnels contractuels et précaires soit sensiblement améliorée : couverture sociale, droits syndicaux, formation professionnelle adaptée, I.A.T. revalorisation salariale etc.) et ce dans l’attente de leur titularisation.

Le 2 ème congrès se prononce pour la mise en place d’une commission mixte regroupant personnels titulaires, personnels contractuels et personnels précaires

Cette commission aura pour tâche d’élaborer une plate forme revendicative plus détaillée, plus élaborée et complète qui sera ensuite soumise à la commission exécutive du syndicat dans l’objectif de conduire des actions nécessaires pour les faire aboutir.
Samedi 7 Mars 2015 Patrick CORRE
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Rédigé le Samedi 7 Mars 2015
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RESOLUTION N° 4 SUR PREFERENCE REGIONALE ! ACCES AUX POSTES DE RESPONSABILITES


« Un cantonnement durable dans les emplois subalternes" .C’est l’une des conclusions faite par Jean-Marc Bédier, préfet hors cadre, en janvier 2012, à propos de l’accès aux postes de responsabilité des ultra marins

Jean marc Bedier avait été alors missionné par Nicolas Sarkozy et Marie-Luce Penchard, ministre de l'Outre-mer, d'une mission visant à œuvrer pour la promotion des ultra marins dans les postes à responsabilité de la fonction publique d'Etat (FPE).

Mais ce rapport communiqué en temps et heure à qui de droit, a été pieusement enterré, et si nombre d'élus et de responsables issus de la nouvelle majorité Hollande y ont eu accès, à La Réunion et en métropole, il semblerait qu'il se soit perdu entre changement et sargasses administratives. Ironie du sort, Jean-Marc Ayrault avait confié par la suite à Patrick Lebreton, une mission sur l'Emploi ultramarin, portant notamment sur "les pistes d'amélioration de l'accès des ultramarins à la fonction publique

S'agissant de notre territoire , il faut noter que "le taux de chômage atteint près de 25 % de la population active et touche dans certain cas jusqu'à 50% des jeunes de moins de 25 ans",

Observons le poids déterminant de la Fonction publique d'Etat dans l'économie des outre-mers français (7 Milliards d’euros en 2011), avec une masse salariale qui représente 13,3% du PIB à La Réunion, 15% aux Antilles-Guyane, 19% en Polynésie française, 44,5% à Mayotte… contre 6,1% au plan national.

Les différents rapports qui se sont succédés (notamment le dernier en date , le rapport LEBRETON ) souligne "un déficit de présence des ultramarins aux postes de responsabilité…" Lesquels ne représentent que 33% de la fonction publique de l’Etat en outre-mer, hors enseignants. Si la présence des ultramarins est plus que majoritaire sur les postes de catégories C, avec des effectifs de 75% à 80%, elle n'est plus que moyenne sur les catégories B environ 60%, et faible pour les catégories A, avec 50% un pourcentage qui s'effondre si l'on en retranche les enseignants. Chez les gendarmes, on compte 20% d’originaires, pour 73% dans le corps d’encadrement et d’application de la police nationale (catégorie B) en 2008…

Tous expliquent : "Il semble qu’un problème spécifique existe à La Réunion, où le nombre d’ultramarins dans les catégories A et B est plus faible que dans les Antilles…" En effet, chez les cadres A de La Réunion, on ne détecte que 27,4% d'ultramarins, dont 26,5% de Réunionnais, une proportion qui s'élève à 44,4% avec le renfort des enseignants, dont 43,8% de Réunionnais.

A l’évidence, l’analyse de la représentation des Ultramarins dans les différentes administrations de l’Etat outre-mer donne le sentiment d’un cantonnement durable dans les emplois subalternes, voire d’un recul aux postes d’encadrement intermédiaire et de responsabilité

Conséquence directe de cet état de fait : "Dans un contexte de chômage élevé et de jeunes chômeurs diplômés en grand nombre, la frustration est souvent grande de voir arriver de l’extérieur des fonctionnaires pour occuper des postes pouvant être pourvus localement. Dans le même temps ces mêmes jeunes doivent partir loin de leur famille pour une migration de travail vécue pendant longtemps comme un déracinement et donnant lieu encore aujourd’hui à une demande de retour abondante (…) L’absence significative d’Ultramarins à ces postes donne une image négative liée au passé colonial et suscite frustrations et détournement des élites locales vers la FPT ou d’autres secteurs au sein desquels ils peuvent mieux exprimer leur potentiel…" ( conclusions rappport Bedier)

Et le constat de ce que "les postes hiérarchiques sont d’une manière générale occupés par des fonctionnaires venant de métropole" conduirait, « les plus anciens fonctionnaires en poste aujourd’hui" à éprouver "le sentiment que la situation sur ce plan est en recul par rapport aux années soixante et soixante dix…"

Notons que La Réunion est dans une situation singulière par rapport aux deux départements antillais de la Guadeloupe et de la Martinique en ce qui concerne la répartition des emplois entre originaires et non originaires. En effet à la fois les statistiques globales et celles par ministère indiquent des pourcentages sensiblement plus bas d’ultramarins dans les catégories A et B. Alors même que le vivier existe et que c’est le département où l’évolution démographique est la plus lourde ( 833 500 habitants ) et le taux de chômage le plus élevé ( évolution entre 25 et 30 % ).

Une des explications est qu’il s’agit du territoire le plus demandé outre-mer par les non originaires en raison des avantages liés aux rémunérations, supérieurs par rapport à ceux attribués aux Antilles. En tout cas cette situation ne peut s’expliquer par un vivier d’originaires de moindre importance et elle appelle une attention particulière quant à son évolution compte tenu des tensions sociales latentes

Pour autant, il ne faudrait pas qu’un tel constat aboutisse à la stigmatisation de telle ou telle population en fonction de ses origines et il faut résolument combattre les facilités populistes que s'autorisent les politiques qui prônent la préférence régionale comme d'autres la préférence nationale, en se fondant sur le refus de l'autre et une certaine forme de xénophobie.

Car faut t’il le rappeler « la fonction publique obéit à des modalités légales dans le recrutement et les mutations. » Ainsi , les concours organisés au plan national sont "la règle pour les cadres A, avec les mêmes épreuves pour tout le monde, des centres d’épreuves écrites étant ouverts en outre-mer. Les nominations pour les A sont souvent fonction du rang de classement (…) ce qui limite les possibilités d’affectation sur place des Ultramarins". Par ailleurs s'agissant des cadres C et B , il s’agit de recrutement et concours déconcentrés ,es recrutements opérés localement par les rectorats , ce qui permet un recrutement plus local.

Néanmoins des freins et une réelle inertie demeurent qui s'expliquent par le fait que toute réforme touchant à la fonction publique outre-mer est toujours un sujet difficile, complexe et sensible, parce que la FPE est un corpus complexe de statuts particuliers et de règles de gestion propres à chaque ministère et souvent à chaque corps. Par ailleurs ces règles et pratiques résultent toujours d’une construction longue dans le temps, constituant un équilibre reflétant des accords ou compromis entre exigences du service et intérêts professionnels des agents, obtenus souvent après de difficiles négociations

Enfin, les ultramarins sont paradoxalement victimes du "principe constitutionnel d’égalité d’accès à la fonction publique", car la reconnaissance de la spécificité de l'outre-mer peut être perçue comme le germe d'une discrimination, même positive, ce qui entraîne soit de l'hostilité, soit "une certaine paralysie dans l’action, par peur de l’illégalité".

La présence d’Ultramarins dans la fonction publique de l’Etat, et notamment aux postes de responsabilité, représente indéniablement un atout et un gage d’efficacité des politiques publiques en raison de leur connaissance du contexte. Cette présence est aussi un impératif social et humain compte tenu à la fois du taux de chômage élevé que connaissent nos territoires, chômage structurel, et des obstacles importants qui pèsent sur la mobilité des agents. Et comme partout ailleurs sur le territoire national, mais accentué ici par l’éloignement, il y a le désir légitime de travailler au pays. Il est nécessaire d’en tenir le plus grand compte dans la gestion de la fonction publique de l’Etat outre-mer.C’est un de nos chantiers revendicatif

Est il besoin de rappeler que les mouvements sociaux de 2009 dans les départements antillais et les émeutes récentes à La Réunion montrent qu’il existe des ferments de tension voire d’explosion permanents liés à la situation sociale de nos territoires. Les mesures qui ont été prises s’agissant de la fonction publique à la suite des états généraux de l’outre-mer restent dans le droit commun. Il y a nécessité d’aller plus loin et d’explorer toutes les possibilités d’adaptation que permet le droit afin que les ultras marins, les réunionnais sortent d’ « Un cantonnement durable dans les emplois subalternes »

Il est en effet un constat : En dépit des rapports et autres constats soi disant partagés, nous sommes encore très loin des premières recommandations du Conseil Interministériel de l'Outre-mer (CIOM) qui publiait un ensemble de mesures notamment celle de « permettre l'émergence d'une Fonction publique plus représentative du bassin de vie qu'elle administre (mesure V-3) notamment en « renforçant les chances des personnes originaires de l'outre mer d'accéder aux emplois de responsabilité, tant dans les territoires ultramarins qu'en métropole ».

L’évaluation que nous pouvons faire aujourd’hui dans notre académie de l’application de toutes les résolutions émises est tout simplement qu’elles n’ont jamais été vraiment suivies d’effet et d’actes pour les concrétiser.

A titre d’exemple , au cœur du dispositif éducation pei , au rectorat de la réunion , on ne compte que très peu de cadres supérieurs administratif possédant leur CIMM a la Réunion sur une vingtaine de responsables de divisions et délégations

Le Rééquilibrage nécessaire attendu constitue pourtant « un objectif d’intérêt général » qui à défaut d’être atteint est porteur de divisions et de blessures .On peut dire que l'ascenseur social s’est arrêté avant le dernier étage au rectorat de la réunion

Ce rééquilibrage nécessaire signifie « la garantie d’une véritable représentativité. Chaque sphère de la société devant refléter la totalité de la société dont elle dont elle fait partie »

Que dirait-on si le rectorat de paris était exclusivement composé de cadres supérieurs originaires de la réunion ou de Guadeloupe …. Alors pourquoi cette situation ne serait elle pas vécue comme particulièrement « décalée » -dans notre ile ou la population est encore marquée par un passé si douloureux ?

Que cela soit bien clair, la CGTR EDUC’ACTION a toujours été favorable à une fonction publique ouverte sur notre territoire, non discriminante, mais cette ouverture ne doit pas signifier la mise sur le coté et l’exclusion de fait des cadres réunionnais aux postes de responsabilités. Il n’y a aucune raison qu’à compétences égales un cadre local ne puisse pas pouvoir trouver toute sa place

En conséquence, La CGTR EDUC’ACTION continuera d’ouvrer pour des mesures qui permettent encadrement plus représentatif de la société et du territoire de vie et cela sans succomber, répétons le, « aux sirènes et facilités populistes que s'autorisent les politiques qui prônent la préférence régionale comme d'autres la préférence nationale, en se fondant sur le refus de l'autre et une certaine forme de xénophobie »

Etre ultramarin, réunionnais pour la CGTR Educ’action , c’est avoir son CIMM sur le territoire .Nous n’avons pas une vision ethnicise qui fait résurgir les réactions chauvines et xénophobes .Aussi, nous approuvons la généralisation des centres d'intérêt matériels et moraux (CIMM) comme le pivot du droit de la fonction publique à condition que les critères en soient parfaitement définis par décret et ne laissent la place à la moindre interprétation.

Bien évidemment, nous sommes favorable à la création d’ une école supérieure des cadres d'outre-mer dans chaque DOM qui peut être une bonne idée, à condition qu'on lui donne les moyens publics de fonctionner, que les diplômes délivrés soient reconnus internationalement et que la mobilité des lauréats soit garantie.

En revanche concernant une proposition faite par le député Lebreton "d’instaurer la prise en compte de l'environnement local, dont la maîtrise de la langue, pour les mutations", nous sommes circonspects ! Qui voudra aller en Bretagne devra parler breton, qui voudra aller en Alsace devra parler alsacien, etc... Avec de telles propositions aucun Réunionnais ne pourra aller travailler dans l'Hexagone et Tout ça commence à sentir mauvais.. la xénophobie !

La Réunion doit rester une terre d’accueil, ouverte et tolérante , mais pour qu’elle le reste, un rééquilibrage s’impose .Nous réitérons notre souhait que la structure de l'éducation sur le plan local soit davantage en conformité avec notre bassin de vie et ce en veillant à faire attention à ne pas exclure en trouvant le juste équilibre


Vendredi 6 Mars 2015 Patrick CORRE
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Rédigé le Vendredi 6 Mars 2015
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RESOLUTION N°5 : ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL
Au lycée, la voie professionnelle ne doit pas être considérée comme une voie de recours face à la difficulté scolaire. Elle a sans conteste développé des pédagogies redonnant confiance aux élèves qui ont perdu pied au collège, voire dès le primaire ; elle n'est donc en aucun cas une voie de relégation. Cette « inclination » s’enracine dans le mode de production capitaliste et son pendant idéologique la division entre travail manuel et travail intellectuel, entre travailleurs de conception et travailleurs d’exécution. L’idée selon laquelle les formations professionnelles pourraient s’accommoder de savoirs scolaires limités est un préjugé qui doit être combattu.

Les contenus des formations, surtout dans les matières dites "générales", entre les diplômes de niveaux successifs, doivent permettre une poursuite d’études dans l’enseignement supérieur, principalement dans les Sections de Technicien Supérieur (STS) ou les Instituts Universitaires de Technologie (IUT) de niveau III et les licences professionnelles, diplômes de niveau II.

L’enseignement professionnel sous statut scolaire en France est une construction historique qui doit rester une référence car il donne un haut niveau de qualification professionnelle. Or, la volonté des différents gouvernements libéraux successifs, comme celle des Régions, conformément aux orientations de la commission européenne, est de diminuer le coût de l'enseignement professionnel et de privilégier, pour des raisons autant économiques qu'idéologiques, la formation en apprentissage par rapport à la formation sous statut scolaire.

La CGT Éduc'action est fermement opposée à la labellisation des LP comme « Lycée des métiers » commencée en 2001, car ce processus permet, au sein des Établissements Publics Locaux d’Enseignement (EPLE), une concurrence entre la formation professionnelle initiale sous statut scolaire et celle sous statut d’apprentissage. De même, elle est fermement opposée au label « campus des métiers et des qualifications ». En effet, la création en 2013 de ce nouveau label poursuit cette logique et l’élargit à l’enseignement supérieur.

A la rentrée 2009, la mise en œuvre du Bac Pro 3 ans sous prétexte d'égalité est décidée dans un souci d’économie budgétaire mais est également guidée par une idéologie libérale. Elle est la résultante de la volonté de supprimer des emplois dans la Fonction Publique en général, dans l’Éducation nationale en particulier. L’institution adapte l’offre et la qualité de formation à la pénurie qu’elle organise. Cette réforme du Bac Pro s’inscrit parfaitement dans la logique libérale qui s’est poursuivie avec celles de la voie générale (2010), puis technologique (2011), notamment à travers l’autonomie des établissements. C’est dans ce contexte que les gouvernements qui se sont succédés, ceux de Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy ou de François Hollande, favorisent l’apprentissage au détriment de la formation initiale sous statut scolaire. En 2013, la loi dite « de refondation de l’école », portée par Vincent Peillon, accentue encore le pouvoir donné aux Régions sur la carte des formations.

La CGTR Educ'action revendique le maintien de l'enseignement professionnel sous statut scolaire dans le cadre du service public d'Education nationale.

La CGTR Éduc'action est opposée à la logique de contractualisation car elle met les établissements en concurrence et conditionne les moyens octroyés à des objectifs qui vont à l'encontre de l'intérêt des jeunes et détériorent les conditions de travail.

La CGTR Éduc’action considère que l’apprentissage tel qu'il est actuellement organisé, reste une voie de formation discriminatoire et inégalitaire, puisque le patron choisit son apprenti, alors que l’accueil dans les établissements scolaires publics est ouvert à tous. Il est de plus, un obstacle à la scolarité obligatoire jusqu’à 18 ans que nous revendiquons.

Les grilles horaires liées au Bac pro 3 ans, en faisant disparaître la référence hebdomadaire, ouvrent la porte à l’application de l’annualisation. De même, la tri-annualisation entretient le flou sur les répartitions horaires des disciplines et laisse une trop grande autonomie aux établissements. La disparition des seuils de dédoublement donne une large autonomie aux chefs d’établissement et favorise les dissensions entre disciplines.

La mise en œuvre de nouveaux programmes pour l’enseignement général a été effective dans la classe de seconde professionnelle du baccalauréat à la rentrée 2009. Elle s’est faite dans un volume horaire en forte diminution au point que, par exemple, les programmes d’Histoire Géographie Éducation civique de 2009 ont nécessité un réaménagement en 2013. Toutefois, les choix du ministère sont idéologiques et constituent une forme de négationisme des luttes d'émancipation des travailleurs à tous les niveaux : suppression des thèmes sociaux comme « 1936 : les occupations d’usine », « la scolarisation des filles », « acquérir la nationalité française », « le CNR ». Cet aménagement a été fait dans la précipitation, validé en octobre avec une mise en œuvre rétroactive à la rentrée de septembre 2013 (sic).

Autre cas, la mise en place du SST (Sauvetage Secourisme du travail) par le ministère s'est faite sans moyens. La CGTR Educ'action exige pour réaliser cet objectif :

- un horaire SST intégré dans les emplois du temps des personnels moniteurs SST,
- une proposition officielle d'organisation de ces formations.


La CGTR Educ’action demande le rétablissement de volumes horaires conséquents en enseignement général afin de permettre aux élèves d'accéder dans de bonnes conditions à une culture générale de haut niveau.

La généralisation des CCF (Contrôles en Cours de Formation) porte un sérieux discrédit à la valeur nationale des diplômes.

La CGT Educ'action se prononce contre l'évaluation par le mode du CCF dans l'enseignement professionnel.

Annoncé comme la solution au service de la réussite des élèves, l’Accompagnement Personnalisé n’a très souvent rien de personnalisé et n’accompagne pas les élèves vers leur prétendue réussite. Souvent payé en heures supplémentaires, servant de variable d’ajustement au moment des DHG, on y trouve tout et parfois n’importe quoi. Prévu pour 2h30 par semaine, il a privé de nombreuses matières d’heures d’enseignement indispensables. Parfois organisé en barrette (mixage des élèves et des enseignants sur une demi-journée de la semaine), il prépare un recul de nos statuts et de nos conditions de travail. Autre enseignement créé en 2009, l’EGLS (Enseignement Général Lié à la Spécialité) vire souvent à l’occupationnel et au fourre-tout.

La CGTR Educ’action demande une évaluation de ces dispositifs débouchant soit sur une harmonisation des principes d’application, soit sur leur suppression pure et simple. La CGTR Educ’action revendique du soutien pour les élèves les plus en difficulté, des classes d’adaptation pour ceux qui souhaitent une poursuite d’études et, pour tous, des grilles hebdomadaires, des seuils de dédoublement clairs en fonction des réalités pédagogiques et des moyens supplémentaires. Au-delà du respect des spécificités de chaque formation et des possibilités de dédoublement, aucune classe en lycée professionnel ne doit dépasser 20 élèves !

A La Réunion, la question de l’enseignement professionnelle revêt une importance toute particulière. En effet, si la voie professionnelle représente environ 30 % des lycéens au niveau national, ce taux est d’environ 45 % localement. De même, nombreux sont les élèves qui demandent en premier vœu une orientation vers la voie professionnelle mais qui, de par leurs résultats scolaires corrects, se retrouvent en seconde générale. Or, eu égard aux spécificités du marché du travail local, les élèves ont plus de chances de trouver un emploi après un bac pro (ou un CAP) qu’avec un baccalauréat général. Et il est en outre dommage de ne pas suffisamment tenir compte des projets professionnels des élèves. Il est donc urgent d’augmenter les capacités d’accueil des élèves dans les LP et les SEP.

Enfin, on constate chaque année un nombre croissant d’élèves de bac pro demandant des poursuites d’études en BTS. M. le recteur a fait un premier pas en établissant un quota de places en BTS pour les lauréats du Bac Pro. Cependant, pour une réelle réussite, il est nécessaire de mettre en place des dispositifs passerelles et d’ouvrir systématiquement des sections de BTS dans les LP (ou à défaut d’augmenter le nombre de PLP intervenant dans les BTS) afin d’éviter le dépaysement des élèves de Bac Pro et une rupture pédagogique très souvent dommageable.

En conclusion, la CGTR Éduc’action revendique l’arrêt de la hiérarchisation des voies de formation : le lycée général, le lycée technologique et le lycée professionnel devant constituer des choix également qualitatifs pour les élèves, et non une stigmatisation ou une relégation de fait des élèves de lycées technologiques ou encore plus de lycées professionnels.

Une réflexion approfondie doit être menée pour éviter les orientations subies. Pour cela, il faut que le service d'orientation reste dans l'Education nationale et il faut lui donner les moyens nécessaires en personnels pour mener à bien sa mission dans le cadre de l'Education nationale. Un débat sera nécessaire sur les critères (spécialités de diplôme, parcours des élèves, difficultés scolaires...) selon lesquels se fera l'orientation dans ces différents parcours. Il appartient au service public de faire en sorte que chaque élève puisse poursuivre ses études en fonction de son projet professionnel.

Jeudi 5 Mars 2015 Patrick CORRE
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Rédigé le Jeudi 5 Mars 2015
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RESOLUTION N° 6 : QUEL COLLEGE POUR DEMAIN ?


Le gouvernement a fait passer en force sa réforme du collège prévue pour la rentrée 2016 et ce pour tous les niveaux du collège, faisant ainsi fi de l’opposition déclarée de la majorité des syndicats enseignants, soit 80 % des personnels.

Notre inquiétude est réelle car cette réforme poursuit une vision de plus en plus inégalitaire de l’Ecole. Alors que le collège unique a toujours manqué des moyens nécessaires à la démocratisation pour que toutes et tous réussissent, le gouvernement a opté pour une réforme sans moyens au service de l’idéologie libérale. Avec de nouveaux thèmes interdisciplinaires, tels que « monde économique et professionnel », accompagné d’un « parcours individuel d’information, d’orientation et de découverte du monde professionnel », la logique reste plus que jamais celle du socle et des compétences, au service du patronat.

Plutôt que la réforme pédagogique que nous appelions de nos vœux, nous avons eu droit à une réforme bureaucratique ! Pire, le cadre est donc déjà là alors que la ministre a revu sa copie sur certains programmes. On ne sait donc pas précisément à l’heure actuelle dans beaucoup de disciplines ce que l’on devra enseigner. Il faudra à la dernière minute préparer les cours et s’adapter aux nouvelles modalités horaires.

Pour créer les nouveaux dispositifs, on a rogné sur les matières fondamentales : le français, les mathématiques… sous prétexte qu’un élève, en travaillant sur un projet, manipule des savoirs en français, en mathématiques, en histoire-géographie, etc. Or, l’expérience du lycée où ces dispositifs ont cours montrent qu’il n’en est rien. Non seulement, il est extrêmement difficile de travailler en codisciplinarité mais en plus l’acquisition de savoirs fondamentaux est minime. A titre d’exemple, il ne suffit pas de lire ou de s’exprimer en français lors d’un projet pour maîtriser les fondamentaux sur les procédés d’écriture.

Parmi les nouvelles mesures imposées, se trouvent :

- Les heures de « marges professeurs » (2,75 h par classe, rentrée 2016 ; 3 h, rentrée 2017). Elles ne suffiront pas au travail à effectifs réduits. Pire, le maintien d’un enseignement de langues anciennes ou régionales LV3 dépendrait aussi de ces marges. Globalisées, sans fléchage national, elles feront endosser aux personnels la gestion de la pénurie, engendrant une concurrence malsaine entre disciplines.

- Les enseignements complémentaires (3 h d’AP en 6e, 4 h pour l’AP et les EPI en 5e, en 4e et en 3e) :

Heures d’accompagnement personnalisé (AP). Dispensées en classe entière, elles seront intégrées aux heures disciplinaires. Les choix des disciplines concernées et des contenus seront laissés aux établissements (sur décision du chef d’établissement après avis du Conseil pédagogique)

Enseignements Pratiques Interdisciplinaires (EPI). Ils seront inscrits dans les programmes, avec 8 thèmes possibles et feront l’objet d’une évaluation et d’une réalisation. Ils seront intégrés aux horaires disciplinaires : les élèves suivront au moins 2 thèmes par an et au moins 6 sur les 3 années du cycle, sans moyens dédiés, que ce soit pour la concertation, pour la co-intervention ou le travail à effectifs réduits. La mise en place concrète sera à la charge de l’établissement, y compris dans le choix des thèmes, des disciplines concernées ou de l’organisation pratique.

La CGT Educ’action est favorable au travail interdisciplinaire, mais les EPI ainsi imposés, faute de moyens et de formations, ne le permettront en aucun cas : ils risquent de dégrader les conditions de travail des collègues et d’opposer interdisciplinaire et disciplinaire, à l’inverse du but annoncé.

- La fusion des horaires scientifiques en 6e. Là encore, c’est amener la concurrence entre les disciplines, tout en faisant des économies.

Sous prétexte d’égalitarisme, on clôt l’expérience pourtant réussie des classes « européennes ». L’apprentissage d’une seconde langue se fera à partir de la 5ème mais à moyens constants : on prélève donc le volume horaire sur la 4ème et la 3ème (soit 2 h hebdomadaires au lieu de 3). L’apprentissage des langues régionales, du chinois, de l’italien et autres est relégué au second rang (dans les options).

En l’état, cette réforme ne fera qu’aggraver la situation. Aucune mesure n’est prise pour améliorer l’image de l’enseignant. Les élèves en difficulté scolaire sont les grands oubliés or ce sont eux qui engendrent le plus de problème. La CGTR éduc’action revendique une révision du décret paru le 20 mai 2015 et le retour à une véritable concertation. Elle réclame une véritable réforme accompagnée des moyens conséquents permettant la réussite des élèves : abaissement du nombre d’élèves par classe (20 maximum), mise en place d’heures de concertation, possibilité de travailler en petits groupes avec les élèves en grande difficulté scolaire…

Mercredi 4 Mars 2015 Patrick CORRE
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Rédigé le Mercredi 4 Mars 2015
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RAPPORT D'ORIENTATION

RESOLUTION N°7 : PERSONNELS ATSS

Malgré des orientations et des mesures que le ministère affiche comme ambitieuses, les personnels administratifs, techniques, de laboratoire, infirmiers et sociaux sont les grands oubliés des dispositions de la loi Peillon.

Rien ou si peu sur l’importance et la contribution de ces personnels à la réussite éducative des élèves !

Rien sur la participation effective de ces personnels à la communauté éducative, ce que revendique la CGTR Éduc'action avec force.
Leurs conditions de travail ne cessent de se dégrader, le nombre de postes insuffisants entraîne des services à flux tendu, des exigences de "rentabilité" toujours plus grandes et génèrent du "stress au travail" qui contribue à nuire à leur santé.

S’ajoute à cela un manque de reconnaissance évident du ministère, aucune revalorisation sérieuse de leurs rémuné- rations ; leurs statuts, missions,, carrières sont dévalorisés, dérégulés, voire même remis en cause.

Dans une société qui continue à exclure et à marginaliser les plus fragiles, le service public d’éducation reste insuffisam- ment ambitieux. Ces missions doivent être reconnues et revalorisées… c’est une urgence et une exigence !

Pour rompre avec ces choix politiques, les repères revendicatifs de la CGT Éduc'action s’inscrivent dans une autre logique : celle bien sûr de l’égalité des droits à l’éducation, de la réussite pour toutes et tous ainsi qu’un respect et une prise en compte réelle de leurs missions et qualifications.

Pour une formation professionnelle initiale et continue de qualité


En préalable, la CGTR Éduc'action demande le respect du Code du travail et le statut de la Fonction publique :

"La formation professionnelle tout au long de la vie est une obligation nationale…".
"L’État met en œuvre, au bénéfice de ses agents, une politique coordonnée de formation professionnelle et de promotion sociale…"
.

Tout agent recruté a droit à une formation initiale (adaptation à l'emploi) rémunérée par l’État en sa qualité de fonctionnaire.

Cette formation doit présenter une partie commune avec les autres personnels de la communauté éducative dans ce qui deviendrait les Écoles supérieures des professionnels de l’éducation (ESPE).

La formation doit être conçue comme un dispositif qualifiant, en rupture avec la logique de compétences.
L’évolution nécessaire des missions exige une formation de haut niveau pour tous les agents, en particulier ceux touchés par des modifications de poste ou de fonction.

Les crédits de formation doivent représenter au minimum 10 % de la masse salariale, dont 5 % au moins pour la formation continue.

10 % du temps de travail doivent être consacrés à la formation continue.

Le droit à la formation sur le temps de travail doit être garanti pour tous (titulaires ou non). L’organisation de la formation doit se faire au plus près des personnels, en présentiel, par le biais d’organismes publics uniquement.

La CGTR Éduc'action se prononce pour le respect de tous les droits existants et l’obtention de nouveaux droits pleinement utilisables par tous les personnels.

Cela passe par :
 un droit individuel à l’information directe des salariés sur toute possibilité de formation (plan de formation ou possibilités individuelles),
 la valorisation et le respect du droit à la formation pour l'épanouissement personnel,
 une formation pour tous les personnels (titulaires ou non) d’au moins 10 jours par an,
 un droit de contrôle et de définition collective de tous les plans de formation par les Comités techniques,
 le respect du Droit Individuel à la Formation (DIF) afin d’assurer, à tous les personnels, l’accès gratuit à des actions de formations professionnelles, libérées des logiques patro- nales. Le service public d’Éducation et la formation tout au long de la vie doivent être maintenus et développés dans tous les territoires.


La CGTR Éduc'action revendique :
 le maintien intégral de la rémunération pendant la formation,
 la prise en charge de tous les frais relatifs à la formation (inscription, frais pédagogiques, déplacements, frais de garde, hébergement…),
 l’ouverture d’un droit spécifique à la formation à l’occasion de la fin d’une disponibilité, d’un Congé de Longue Maladie (CLM), d’un Congé de Longue Durée (CLD),
 le maintien et le développement du congé individuel de formation.


L’organisation du travail doit intégrer largement le droit à la formation (par la prévision des remplacements) afin d’éviter les dysfonctionnements des services et la culpabilisation (pouvant aller jusqu’à l’abandon de la formation) de celui ou celle qui demande la formation.

La reconnaissance des formations acquises est nécessaire. Les formations doivent permettre de valoriser la carrière d’une manière visible et transparente.

La formation doit rimer avec promotion sociale (la formation ne doit pas se résumer au seul maintien de l’employabilité). Le maintien de réunions de formation diverses et de qualité au niveau départemental.

Cette formation doit présenter une partie commune avec les autres personnels de la communauté éducative dans ce qui deviendrait les Écoles supérieures des professionnels de l’éducation (ESPE).

La formation doit être conçue comme un dispositif qualifiant, en rupture avec la logique de compétences.
L’évolution nécessaire des missions exige une formation de haut niveau pour tous les agents, en particulier ceux touchés par des modifications de poste ou de fonction.

Entretien professionnel et évaluation


La mise en place de ce dispositif en 2010 concerne tous les personnels ATSS qui sont évalués par leur chef de service ou par leur chef d’établissement.

Les dérives causées par ce dispositif sont lourdes de conséquences avec une incidence sur le déroulement de carrière, la rémunération et l'individualisation des régimes indemnitaires.

Ce qui entraîne clairement :
 la mise en place du salaire à la performance avec une modulation des indemnités,
 la substitution d’une logique de fonction à celle de déroulement de carrière,
 la mise en concurrence des fonctionnaires entre eux,
 la mise en place de majoration de la durée d’échelon pour les personnels ne répondant pas aux critères.


La CGTR Éduc'action revendique :

 la suppression de l’entretien d’évaluation et de tout dispo- sitif qui remettrait en cause une véritable reconnaissance des qualifications mises en œuvre et le déroulement de carrière,
 dans l’immédiat, la dissociation de l’évaluation de la progression de carrière,
 aucune enveloppe fermée globale du nombre de mois de réduction d’ancienneté,
 la suppression des quotas de 20 % et 30 % bénéficiant d’une progression de note,
 aucune majoration de la durée d’échelon qui implique un ralentissement de la carrière,
 aucune rémunération nette inférieure à 1 700 € mensuel et indexée, et une augmentation immédiate de 300 € pour tou-te-s



L’action sociale : une garantie statutaire


Le décret du 6 janvier 2006 puis le projet de loi de modernisation de la Fonction publique reconnaissent en droit l’action sociale.
D’après le statut : "L’action sociale collective ou individuelle, vise à améliorer les conditions de vie des agents publics et de leurs familles, notamment dans les domaines de la restauration, du logement, de l’enfance et des loisirs, ainsi qu’à les aider à faire face à des situations difficiles".

La CGTR Éduc'action revendique des crédits à hauteur de 3 % de la masse salariale et des pensions pour financer les actions sociales relatives au logement, la restauration, les loisirs et vacances, la petite enfance, l’aide aux retraités, l’aide aux familles,…
Elle revendique que ces actions bénéficient à tous les agents actifs, retraités, titulaires et non-titulaires, rémunérés ou pas sur le budget de l’État.


Ces aides à la famille doivent être garanties par :

 des actions collectives comme :
- l’accès aux vacances à tarif social (tourisme social),
- la création de crèches administratives et le financement sur crédits sociaux de réservation de berceaux en crèches, en priorité publiques, couvrant toutes les périodes travaillées des parents (y compris horaires atypiques), par la voie conventionnelle,


LIRE L’INTÉGRALITÉ DE LA RÉSOLUTION A.T.S.S ( 11 pages )EN TÉLÉCHARGEANT LE FICHIER CI DESSOUS

Mardi 3 Mars 2015 Patrick CORRE
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Rédigé le Mardi 3 Mars 2015
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RESOLUTION N° 8: "SUR-REMUNERATION " « Diviser mieux pour rogner plus »
Une "refondation" du dispositif de complément de rémunération des fonctionnaires d'État en Outre-mer se profile et se trouve actuellement dans les tiroirs des ministères concernés

Plusieurs évolutions sont envisagées :

- la réduction des majorations de traitement à un niveau représentatif du différentiel de coût de la vie
- la fusion de l’indemnité de sujétion géographique et de l’indemnité d’éloignement dans un dispositif unique qui serait réservé aux territoires les moins attractifs
- la création d’une prime unique couvrant les frais d’installations spécifiques de l’agent (déménagement, achats particuliers, etc.)

Ces pistes appellent de notre part les observations suivantes :

-Une nouvelle fois, ce sont les fonctionnaires qui sont stigmatisés, comme responsables de la situation économique désastreuse de La Réunion

-Au nom de la "justice sociale" ,les fonctionnaires sont désignés une nouvelle fois comme les boucs émissaires

Pourtant, les études économiques font apparaître un différentiel important plus de 55 % entre les prix pratiques à la Réunion et ceux de métropole , justifiant par la même l'existence de la la majoration , il serait pour le moins incongru de niveler par le bas

Pour la CGTR EDUC'ACTION , ce n’est pas l’indexation des salaires et la majoration des pensions des fonctionnaires d’état qui sont des anomalies mais bien l’absence de mesures de correction salariale pour les salariés notamment du secteur privé, car le cout de la vie est comme le montre les résultats des études et enquêtes élevé pour tous, du fait notamment des marges pharaoniques des lobbies d'importateurs et de la grande distribution. Qui sont réellement les nantis à la Réunion ??

Ainsi le smic n’est pas majoré à la Réunion alors que la vie y est pourtant bien plus chère, ce qui revient à dire que des centaines de milliers de salariés dont les salaires ne sont pas indexés perçoivent dans les faits un salaire référencé sur un sous smic.

Les attaques gouvernementales et rapports incessants d'une cour des comptes aux ordres contre la majoration ne sont pas motivées par un quelconque souci d'égalité mais bel et bien par la recherche d'économies afin de compenser ainsi les milliards de cadeaux fiscaux généreusement octroyés aux plus riches (pacte de responsabilité .)

Le gouvernement est d’ailleurs tellement peu soucieux d’égalité qu’il ne s’est jamais interrogé sur la réalité économique vécue par les salariés outre mer, surtout dans cette période de crise dramatique pour les travailleurs réunionnais.

A ce gouvernement, si à l’aise et si prompt à montrer du doigt les fonctionnaires nous posons une vrai question : Quelle dispositif économique d’accompagnement concret entend t’il mettre en œuvre pour que les salaires des « non indexes » soient relevés à la hauteur de la cherté de la vie ?
Lundi 2 Mars 2015 Patrick CORRE
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Rédigé le Lundi 2 Mars 2015
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RESOLUTION N°9:  CALENDRIER SCOLAIRE  , LE COMBAT N'EST PAS TERMINE
Force est de constater que la question du calendrier scolaire à La Réunion est un véritable sujet de société, qui intéresse non seulement les élèves et parents d'élèves mais aussi l'ensemble de la société réunionnaise.

Ce dossier si sensible qui renvoie à certaines peurs complètement irrationnelles entretenues par des apprentis sorciers (le décrochage avec la métropole) doit selon nous être traité sans aucune considération idéologique (ni "égalitarisme et mimétisme métropolitain "ni" positionnement et posture purement contestataire et idéologique ") et ce , en étroite concertation avec l'ensemble des acteurs du système éducatif et la population

On se plaint de la chaleur en été mais en même temps, certains ont peur de n'être plus en phase avec la France hexagonale ! Et dans ce contexte, le décalage d’un calendrier plus climatique par rapport à ceux de la métropole est montré du doigt.! Le citoyen réunionnais est constamment écartelé entre son désir de rester bien français et celui de rechercher ses origines, vivre à la française voire à l'européenne et en même temps être soi-même dans l'Océan Indien !

Quand la France fera-t-elle de ses départements outre-mer une France originale, respectueuse des particularités qui font leur originalité: positionnement géopolitique dans l'hémisphère Sud, histoire courte et riche à la fois, origines de sa population aussi variées, climatologie différente ... Dommage ! La sempiternelle question autour du calendrier en est une résultante parmi tant d'autres

Un calendrier encore plus en phase avec les réalités climatiques locales présenterait l’avantage d’une meilleure utilisation de la saison la plus propice aux études et aboutirait en conséquence à un travail scolaire plus productif

Rappelons si besoin que la Réunion est située dans l’hémisphère Sud et qu’il est complètement paradoxal d’ avoir une année scolaire calquée sur celle d’un pays de l’hémisphère Nord . L’inversion des saisons s’y oppose.

Quid de l’attention de nos élèves pendant la saison la plus chaude de l’année alors qu’en métropole les vacances, elles, sont plus longues pendant la période estivale ?

Chacun doit avoir à cœur de ne pas oublier que c'est l'élève qui doit être au centre de cet enjeu.

Pendant fort longtemps, le positionnement du rectorat était de faire pièce à toute demande de calendrier qui tienne compte des réalités climatiques et faire rentrer ainsi la Réunion dans le moule national, quant bien même, cela se fasse au détriment des élèves

Il aura fallu attendre les mobilisations de janvier février 2014 pour rendre possible ce que le recteur présentait pourtant comme absolument inenvisageable : une modification du calendrier scolaire

Et il faut bien reconnaître que la CGTR EDUC’ACTION a joué un rôle essentiel, pour ne pas dire déterminant dans les luttes qui ont été conduites et qui ont conduit le recteur à revoir sa copie initiale.

Nous avons été ainsi la seule organisation syndicale à nous impliquer aux cotés des lycéens, a accompagner activement ce mouvement qui a été exemplaire de par son caractère pacifique, responsable, structuré et organisé. Ce combat était loin d’être évident et facile tant ce type de mobilisation de la jeunesse présente que trop souvent des formes spontanées et inorganisées pouvant déboucher sur une riposte et des revendications confuses sans compter sur des risques possibles d’incidents
Nous avons contribué par notre accompagnement et expérience a ce qu’il en soit autrement et au fil de l’eau le mouvement a gagné en maturité et en lisibilité .

La constitution d’un collectif lycéen ( coordonnant les lycées en lutte ) a été salutaire et a pu garantir la cohérence du mouvement et une définition claire des axes revendicatifs

Le nouveau calendrier scolaire, résultats des luttes menées est une avancée qui est bonne a prendre et nous n’allons pas bouder notre plaisir mais en aucun cas elle ne constitue « un solde de tout compte »,

Ce qui a été obtenu :

Pour la période chaude de l’été austral pour les 3 ans à venir : rentrée prévue le 29 janvier 2015, le 28 janvier 2016 et enfin le 30 janvier pour 2017

C’est une avancée bonne à prendre

Ainsi :

-Le temps de scolarité des élèves est réduit pendant la période chaude. Nous passons ainsi de 30 jours de vacances (arrêté rectoral du 2 octobre 2013 portant calendrier scolaire 2014/2017) en été austral à 43 jours au terme du calendrier et à 42 jours pour la rentrée prochaine

- Le nouveau calendrier met également un terme au rognage rectoral qui consistait à gratter chaque année des jours pour nous amener toujours un peu plus sur le calendrier métropolitain. Si l’arrêté initial avait été appliqué, on nous aurait ainsi gratté 15 jours en une dizaine d’année et on aurait été qu’à 8 jours des dates de rentrée de métropole pour janvier.


Désormais, nous ne sommes dans une logique inverse puisqu’on s’éloigne du calendrier métropolitain par un allongement des vacances de l’été austral tout en commençant à rogner sur les vacances encore trop longues de juillet aout.

Mais ce combat pour un calendrier scolaire plus adapté à nos réalités climatiques n’est pas terminé et il faudra remettre « l’ouvrage sur le métier » et continuer à avancer avec comme nouvelle étape et objectif une rentrée en mi- février et des vacances qui soient bien plus longues pendant la période chaude que pendant la période la plus fraiche

Nous devons également « pousser » pour une réflexion plus globale : Incidence de la chaleur et des phénomènes météorologiques sur les rythmes scolaires ; Aménagement et adaptation variable possible du temps scolaires en relation avec les potentialités des élèves dans les différentes strates scolaires. Problématique du bâti scolaire intégrant les contraintes environnementales et climatiques ?etc.. Autant de questions qui doivent être abordées sur le fond

C’est pourquoi, LA CGTR EDUC’ACTION revendique l'ouverture d'un véritable débat public sur l'organisation du temps scolaire et les problématiques liées aux rythmes de travail des enfants scolarisés afin d'étudier les meilleures adaptations possibles .

Pour la CGTR EDUC’ACTION, la question du calendrier scolaire n’a de sens toutefois qu’au travers de l’objectif poursuivi d’une meilleure réussite scolaire de nos enfants

Et cette réussite scolaire nécessite que l’on apporte des réponses qui aillent bien au delà de la seule problématique des rythmes de l’enfant , notamment par la révision des programmes , l’abaissement des effectifs par classe et la remise en selle de l’éducation prioritaire, les rased supprimés par sarkozy

Une fois la problématique globale posée , dans l’immédiat , notre revendication est claire : Pour une rentrée mi février

Le 2eme congres de la CGTR EDUC’ACTION invite tous ceux qui veulent peser en ce sens à faire front ensemble pour porter une telle exigence
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Dimanche 1 Mars 2015 Patrick CORRE
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Rédigé le Dimanche 1 Mars 2015
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RESOLUTION N°10 : SCOLARISATION DES ELEVES EN SITUATION DE HANDICAP ET PERSONNELS ACCOMPAGNANTS

La CGTR EDUC’ACTION souhaite une reconnaissance de ce métier AESH en emploi statutaire correctement rémunéré en adéquation avec leur niveau de compétences.

L’augmentation de 2 points d’indice qui permet juste de passer au-dessus de la barre du SMIC, ne répond pas aux besoins des personnels.

Ces personnels sont à temps partiel dans leur écrasante majorité (60 à 65 % en moyenne).

Pour l’instant, 70 000 AESH sont encore en contrat AED-AVS.

Par ailleurs, il est incompréhensible que les rectorats continuent d’embaucher des CUI pour ces missions.

25 616 AESH pour 260 000 élèves en situation de handicap : on manque clairement de personnels formés.

Aussi, il n’est pas étonnant que le commissaire européen aux droits de l’Homme, qui a présenté un rapport sur les discriminations en France le 17 février 2015, constate que 20 000 enfants demeurent sans solution de scolarisation. Ce qui l’amène à citer dans son rapport que « Les autorités devraient redoubler d’efforts afin de garantir à tous les enfants une instruction appropriée… ».

« 37 % des enfants handicapés scolarisés le seraient seulement à temps partiel et 65 % d’entre eux n’auraient pas accès aux activités périscolaires. Le manque de personnels d’accompagnement et d’encadrement en serait la raison principale.

Il décrit une « formation insuffisante des enseignants au handicap » et un « trop faible nombre d’assistants de vie scolaire »
La CGTR EDUC’ACTION a joué un rôle moteur dans les combats pour la scolarisation des élèves en situation de handicap et pour un vraio metier pour les AVS EVS
Aux cotés du collectif citoyen handicap , nous avons rappelé lors des manifestations que nous avons organisé devant le rectorat , notre double exigence :

- Qu’aucun enfant handicapé ne restent sur le bord du chemin de la scolarité faute de moyens et de places

- Que les personnels d’accompagnement ( EVS) bénéficient d’une véritable formation qualifiante et diplomate et d’un vrai statut ( rappelons que 2/3 d’entre eux sont en situation précaire avec des contrats aidés, ce qui est un non-sens. Ils n’ont aucune formation digne de ce nom , c’est dramatique

Nous avons obtenu a force de combats, la mise en place d’un groupe de travail spécifique sur cette problématique et la création supplémentaire d’ulis et de clis
Mais beaucoup reste à faire

Il y a donc nécessité d’ agir encore et encore pour mobiliser les énergies afin « qu’aucun élève ne reste sur le bord du chemin de la scolarité » et qu’on puisse offrir à nos enfants le meilleur encadrement possible
Il est pour le moins inacceptable que des enfants ayant besoin de structures spécifiques ne puissent être pris en charge

A la prochaine rentrée, si aucune mesure d’urgence n’est prise, il est fort à craindre que beaucoup d’enfants handicapés passant d’une classe à l’autre « vont se retrouver dans une classe ordinaire, alors que les recommandations médicales soulignent la nécessité de les scolariser dans des structures spécifiques comme les CLIS (classes pour l’inclusion scolaire) ou les ULIS (unités localisées pour l’inclusion scolaire)" .
Ces classes spécialisées ( notamment clis et Ulis TED ( autisme et troubles envahissant du comportement ) manquent fortement à La Réunion

Et "Placer des enfants atteints de handicap dans des classes ordinaires » n’est pas bien sur sans conséquence tant pour l’intérêt des enfants porteurs de handicap que pour les autres

Selon certaines sources, entre 400 à 500 enfants ne seraient pas pris en charge comme il le faudrait dans notre académie

Plus que jamais , Il y a nécessité d’ouvrir davantage de Clis et Ulis et non de « charger la barque » de ces structures comme le fait actuellement le rectorat en forçant les effectifs par classes spécialisées en les poussant jusqu'à 12 élèves au lieu de 10

Oui Il y a urgence comme il y a urgence a pérenniser et à professionnaliser les emplois d’accompagnement AVS /AVS car l’accompagnement des élèves handicapés est un vrai métier qui nécessite un vrai statut et non pas une approche et politique d’emplois précaires . Actuellement les handicapés sont accompagnés par du personnel essentiellement précaires ( 2/3 sont des CUI CAE , à qui on ne dispense pratiquement aucune formation digne de ce nom et qui malgré tous leurs efforts sont ignorées et meprise s par l'administration

Aussi , La CGTR EDUC'ACTION demande la création d'un nouveau métier sous statut de la fonction publique répondant aux missions d'aesh ( Accompagnement des élèves et situation de handicap ), un temps de travail complet qui intègre les temps de réunion de synthèse des équipes de suivi de scolarité, de concertation avec les enseignants. Une véritable formation débouchant sur un diplôme de niveau bac minimum ( niveau IV)

Nous invitons tous ceux qui ont à cœur que la loi du 11 fevrier 2005 sur le handicap s’applique enfin et qui considèrent qu’il faut sortir des emplois d’accompagnement à statut précaire, pour un vrai métier de l’accompagnement avec un vrai statut et une véritable professionnalisation - à se joindre à nous dans ce combat
Dimanche 1 Mars 2015 Patrick CORRE
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Rédigé le Dimanche 1 Mars 2015
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RAPPORT D'ORIENTATION

FICHE AMENDEMENTS 2ème CONGRES
Télécharger la fiche amendements ci dessous
Dimanche 1 Mars 2015 Patrick CORRE
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Rédigé le Dimanche 1 Mars 2015
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Les trois secrétaires généraux successifs
De gauche a droite: Simon FONTAINE, Jean Marc GAMARUS et Patrick CORRE ,secretaire genéral de la CGTR EDUC'ACTION
Mercredi 2 Octobre 2013 Patrick CORRE
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Rédigé le Mercredi 2 Octobre 2013
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