SUIVEZ NOUS SUR FACEBOOK

SITE SPECIFIQUE SPÉCIAL COVID DE LA CGT FONCTION PUBLIQUE

BUREAU ACADEMIQUE -RESPONSABLES CGTR EDUC'ACTION-CLIQUEZ ICI !!

LES GUIDES JURIDIQUES
DE LA CGT EDUC'ACTION

ESPACE du 1er DEGRE
de la Cgt Educ'Action

Le GUIDE ATSS
DE LA CGTR EDUC'ACTION

RESPONSABLE CGTR EDUC DES AESH
- ADELINE MARCHAIS AU 0.692.36.91.08






           
Mobilisation

APPEL DE LA COMMISSION EXECUTIVE DE L’UGFF-CGT:UN NON PORTEUR D’ESPOIR QUI DOIT CONNAITRE DES PROLONGEMENTS DES LE 21 JUIN



APPEL DE LA COMMISSION EXECUTIVE DE L’UGFF-CGT

Le 29 mai, les Français se sont massivement exprimés.

Ils ont clairement et largement rejeté le projet de traité constitutionnel, ce dont nous nous félicitons amplement.

En dépit des moyens et des méthodes invraisemblables mis en œuvre par les leaders du oui, ils ont exprimé ce vote à partir de vastes échanges et une profonde connaissance des enjeux européens.

Les résultats du référendum soulignent, sans ambiguïté, le refus de la majorité de nos concitoyens de la poursuite d’orientations européennes marquées au sceau du libéralisme. Ils disent également leur volonté que se construise une Europe plus sociale et plus démocratique et leur volonté de se réapproprier tous les enjeux européens.

A l’évidence, ce qui s’est exprimé le 29 mai, c’est le rejet, tant au niveau français qu’européen, des politiques successives qui entraînent chômage, précarité, remise en cause des acquis…

D’ores et déjà, les Néerlandais ont affirmé, plus massivement encore, les mêmes préoccupations et les mêmes souhaits. Cela balaie les slogans incantatoires sur une France isolée en cas de victoire du non.

La majeure partie des salariés du public a, quant à elle, émis une ferme condamnation des mesures et des projets qui visent à réduire et démanteler le service public. A n’en pas douter, ce non est aussi un non aux directives de libéralisation, aux fermetures des services, aux privatisations, aux restrictions budgétaires… dont le seul but est l’accroissement des profits.

Globalement, le vote du 29 mai appelle à un changement radical dans les politiques mises en œuvre,
tant en Europe qu’en France.

Le Président de la République, en nommant VILLEPIN Premier Ministre, en faisant revenir SARKOZY aux affaires, fait une nouvelle fois preuve d’une surdité qui confine à l’autisme. Les premières déclarations des uns et des autres, la décision anti-démocratique de légiférer par ordonnances, le toilettage gouvernemental, indiquent que, contre vents et marées, les mêmes orientations seraient poursuivies et aggravées.

C’est ce que confirment les propos du Premier ministre qui visent à aggraver encore les conditions pour les travailleurs, les immigrés et les chômeurs, avec pour ces derniers, contrôles renforcés et sanctions. Pour les patrons, se sont des cadeaux supplémentaires par le biais de nouvelles exonérations. Pour les salariés du secteur privé, c’est la précarité accrue avec le « nouveau » contrat avec une période d’essai de 2 ans, c'est-à-dire, la destruction du contrat à durée indéterminée. Pour la fonction publique, se sont de nouvelles réductions d’emplois en 2006.

La nomination de Christian JACOB, comme ministre de la Fonction publique, auparavant chargé des PME, paraît confirmer cette néfaste et lamentable conception, qui consiste à introduire les méthodes de gestion des entreprises à l’intérieur de la sphère publique. Plus grave encore, le rattachement de la réforme de l’Etat au Budget témoigne de la volonté gouvernementale de faire passer la Fonction publique sous les fourches caudines du toujours moins de moyens et de crédits.

Face à la poursuite annoncée des politiques libérales, les résultats du référendum confèrent au mouvement syndical des responsabilités accrues.

De véritables négociations doivent s’ouvrir de manière urgente avec le gouvernement, qui conduisent au retrait de tous les projets régressifs et à obtenir des réponses positives aux légitimes attentes du monde du travail.

Pour L’UGFF, ces négociations doivent prioritairement débuter par :

- une augmentation de la valeur du point d’indice, permettant le rattrapage des pertes intervenues entre 2000 et 2004 et garantissant le pouvoir d’achat sur 2006,
- la refonte globale de la grille indiciaire avec en particulier l’amélioration des niveaux de recrutement et des amplitudes de carrière,
- l’absence de diminutions d’emplois en 2006 et les créations statutaires partout ou c’est nécessaire,
- le renforcement de la fonction publique de carrière, fondée sur l’existence des corps, grades et catégories et le recrutement par concours, avec des garanties statutaires affermies et rénovées (ce qui signifie l’abandon du projet des regroupements des 900 corps en 28 cadres d’emplois),
- le retrait du projet de loi actuellement en cours d’adoption qui généralise le contrat dans la fonction publique au profit d’un véritable plan de titularisation,
- un moratoire sur la loi dite de décentralisation qui implique l’abandon immédiat du transfert de compétences et des personnels.

C’est dans cette optique que, dès le 1er juin, les organisations CGT de la Fonction publique –sans attendre le nom du nouvel arrivant- ont saisi le ministère.

Il n’y a malheureusement guère d’illusion à entretenir : seule l’intervention déterminée et unitaire des salariés est de nature à conquérir les avancées indispensables.

C’est pourquoi, dès le 1er juin également, nous avons écrit aux autres organisations syndicales pour leur proposer de nous rencontrer sans attendre.

Le 29 mai constitue un point d’appui important sur les luttes à amplifier, sur le rapport de forces à développer. Tous les salariés doivent s’en emparer activement.

Pour sa part, la CE de l’UGFF appelle tous les personnels à se rassembler et à débattre des conditions pour imposer les changements attendus. Elle réaffirme que la CGT met et mettra tout en œuvre pour s’opposer au démantèlement programmé de la Fonction publique et, tout au contraire, pour obtenir sa préservation et son développement et acquérir des droits nouveaux pour la population et les agents.

C’est pourquoi, elle appelle de faire de la journée du 21 juin un temps fort de l’action, dans le cadre d’une mobilisation interprofessionnelle, par tous les moyens y compris la grève et à participer aux manifestations organisées ce jour là.

Cette journée prend sa place dans un mouvement plus vaste, unitaire et qui doit se développer dans la durée.

Montreuil, le 14 juin 2005

Mercredi 15 Juin 2005
Patrick CORRE
Lu 569 fois

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Editos | Carrières | Contractuels | Précarité | Retraites | Mobilisation | Rectorat | UNIVERSITE | DJSCS | CRDP | Textes juridiques


ADHESION A LA CGTR EDUC'ACTION
CLIQUEZ SUR LE LOGO !!!
Trésorière : Fabiola Thermidor - 0693.94.01.99

Newsletter


L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31

Forum


Le site de l'Union Nationale des Syndicats de l'Education Nationale

Le site de l'Union Générale des Fédérations de Fonctionnaires


Le Quotidien de la Réunion et de l'Océan Indien