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Mobilisation

De nombreuses sociétés décident que leurs salariés ne travailleront pas le lundi de Pentecôte

LE MONDE | 18.04.05 | 15h26



L'affaire est entendue : pour Christian Stoll, directeur des ressources humaines (DRH) de Mondial Assistance France, le lundi de Pentecôte restera un jour férié. Le 29 mars, il a réglé la question avec les syndicats de l'entreprise. "La journée de solidarité ne sera pas travaillée. Il s'agit d'une disposition à durée indéterminée", assure-t-il.

Journée d'action dans la fonction publique
Alors que les critiques se multiplient sur la suppression du lundi de Pentecôte comme jour férié, le premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, pourra difficilement compter sur la fonction publique pour jouer un rôle d'entraînement. Six fédérations de fonctionnaires ­ CGT, CFDT, FO, UNSA, FSU et CFTC ­ lui ont écrit afin de lui demander de "renoncer" à faire du lundi de Pentecôte "une journée de travail gratuit au nom de la solidarité" avec les personnes âgées et dépendantes. Elles précisent être "résolues à faire du 16 mai une journée d'action n'excluant pas la grève" et lui suggèrent "d'ouvrir des négociations sur la meilleure façon d'assurer" cette solidarité.

"L'allongement de la durée du travail ou la remise en cause de la réduction du temps de travail relèvent d'une conception inacceptable de la solidarité qui fait supporter l'effort aux seuls salariés", estiment les syndicats. Avant de conclure que la solution devrait consister à "faire contribuer de façon équitable l'ensemble des revenus dans le cadre d'une protection sociale solidaire améliorée".

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En clair, pas question de remettre le sujet sur le tapis en 2006. En renonçant à cette journée d'activité, Mondial Assistance accepte de verser 0,3 % de sa masse salariale brute annuelle (126 000 euros), sans contrepartie, à l'Urssaf. C'est le prix à payer pour apaiser les salariés. "Nous n'avons pas envie de déclencher un mouvement social pour si peu", conclut le DRH.

Shell, BASF, Neuf Telecom... comme Mondial Assistance, à moins d'un mois du lundi 16 mai, de plus en plus d'entreprises sont prêtes à épargner cette journée de travail supplémentaire à leurs salariés, qui ne financeront donc pas directement le plan de solidarité aux personnes dépendantes, décidé après la canicule de l'été 2003 et voté en mai 2004 par le Parlement.

Autre exemple, celui de TF1 où Patrick Le Lay, le PDG, avait décidé, dès le 27 janvier, de verser 600 000 euros afin que les 3 500 employés de la Une et de ses filiales restent chez eux le 16 mai.

Les entrepreneurs sont nombreux aujourd'hui à constater que cette mesure est très impopulaire auprès de leurs salariés. "Elle rentre en résonance avec les revendications sur le temps de travail et l'augmentation des salaires", estime Jean Dionnot, le président du Collectif des amis du lundi (CAL), qui réunit 110 députés et 40 sénateurs, de droite comme de gauche. Selon lui, "beaucoup de chefs d'entreprise" sont sensibles à ses arguments. "Cette affaire leur pose un double problème : ils ne veulent pas se froisser avec leurs employés et les syndicats", résume M. Dionnot.

La situation chez Total est révélatrice du malaise actuel. Une première tentative de négociation, vendredi 8 avril, s'est soldée par une journée de grève, à l'initiative de la CGT et de la CFDT. Et les syndicats du groupe appellent à une nouvelle "grande journée d'action" le 16 mai. "La direction nous a servi le couplet sur la solidarité, raconte Michel Gogail, coordinateur CGT dans le groupe Total. Nous sommes évidemment favorables à une journée de solidarité mais nous trouvons inadmissible qu'un groupe comme Total, qui réalise 9 milliards d'euros de profit, demande une journée de travail gratuite à ses employés."

Reste que la plupart des entreprises n'ont pas signé d'accord avec leurs syndicats. Ici, c'est la loi qui fixera la règle. Le 16 mai ne sera pas chômé chez Essilor, ainsi que par les salariés de France Télécom ou de L'Oréal. Les guichets de BNP Paribas seront ouverts au public. Même chose à La Poste, où le lundi de Pentecôte devrait être "un jour comme les autres".


CALMER LES ESPRITS


Appliquer la loi n'empêche pas pour autant de prendre des mesures particulières afin de calmer les esprits. Ainsi à la Société générale, en pratique, le 16 mai restera férié. La direction a décidé de poser ce jour-là une RTT "employeur", qui rentre dans le quota de celles qui peuvent être imposées par l'entreprise. In fine, chacun des salariés effectuera bien ses 1 607 heures de travail annuel. Une solution qui a également séduit Renault. Pour sa part, Latécoère tente une approche tout en douceur. La durée de travail des salariés passera à 1 607 heures, là aussi, mais le nombre de jours fériés ne diminuera pas. La surcharge de travail sera répartie sur toute l'année, en fonction de l'activité.

Dans les entreprises de plus petite taille, des exemples montrent que le coût du maintien de ce jour férié n'est pas rédhibitoire. Membre du CAL et PDG de BigMat, une entreprise de négoce en matériel de construction, Arthur Collet, n'a ainsi pas hésité à préserver cet "acquis". En Seine-Saint-Denis, le machiniste Brochot a pris la même décision afin que ses 300 employés profitent de ce week-end de trois jours.

A l'échelle nationale, les pronostics restent hasardeux. Pour la CGT, le rapport de force, dans les PME, joue en défaveur des employés, alors que l'Union professionnelle artisanale (UPA) donne une lecture inversée de la situation. "Les petits entrepreneurs se demandent s'ils vont oser demander à leurs salariés de venir sur les chantiers ce jour-là", confiait, le 11 avril, son président au Figaro.

Le gouvernement Raffarin semble juger la situation suffisamment préoccupante pour devoir intervenir. Début mai, il lancera une campagne d'explication sur la suppression de ce jour férié.

Jean-Baptiste Duval
Article paru dans l'édition du 19.04.05


Mardi 19 Avril 2005
Patrick CORRE
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