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PLP

Déclaration des élus de la Cgt Educ’action: CAPN des PLP le 12 mars 2012




C’est dans un contexte difficile que s’ouvre, cette année encore, cette CAPN des PLP. La pénurie pour l’éducation nationale se poursuit avec 14 000 suppressions de postes pour cette rentrée (140 000 postes dans la fonction publique, dont 80 000 pour la seule Education Nationale pour le dernier quinquennat). Le corps des PLP est particulièrement touché cette année. 80% des postes supprimés dans le second degré le sont dans l’enseignement professionnel.

En effet, au lieu de maintenir des conditions d’enseignement acceptables, le ministère ne donne pas les moyens pour créer les classes de CAP nécessaires. Les possibilités de passage des élèves de CAP en première Bac Pro sont bloquées. Le système d’orientation aberrant des élèves continue à déprécier l’enseignement professionnel. Et l’augmentation des effectifs par classe en Bac Pro 3 ans ainsi que la fin de la mise en oeuvre de ces mêmes Bac Pro 3 ans permettent de supprimer des postes d’enseignants. Ils nuisent au mouvement inter académique.

Cette casse de l’enseignement professionnel est renforcée par le problème des postes « ECLAIR ».

Nous exprimions déjà l’année dernière nos inquiétudes concernant ce dispositif ECLAIR, qui renforce l’autonomie des établissements (personnels recrutés par les chefs d’établissement, contrats d’objectifs, création d’une hiérarchie intermédiaire avec les préfets d’étude...) avec une gestion qui relève de l’entreprise. Sans avoir procédé à aucun bilan de ce dispositif, Luc Chatel va encore plus loin cette année en instaurant un mouvement spécifique national sur ces postes, ouverts aux autres corps de la fonction publique, organisé sans aucune transparence et sans barème. Ceci entraine de facto une diminution du nombre de postes au mouvement. Ce néo-mouvement, pour lequel on peut postuler après la fin de nos CAPN, va conduire de nombreux collègues qui n’ont pas eu de mutation à postuler sur ces postes, même s’ils n’ont pas de projet pédagogique particulier. Les déçus du mouvement inter pourront se ruer sur les postes ECLAIR, et le ministre pourra alors se targuer du succès du mouvement ECLAIR, après le fiasco de l’an dernier où 35% des postes restaient à pourvoir à la rentrée.

De plus, l’absence d’étude en commission paritaire des projets de mutation dans le cadre du dispositif ECLAIR montre à quel point le paritarisme n’est pas respecté. Nous attendons donc le nouveau calendrier qui intégrera le respect de la législation en vigueur et la défense, par leurs élus, des personnels de l’Education Nationale.

Nous continuons de dénoncer l’annonce du projet de mouvement aux collègues. L’info mobilité, dont le ministère ne communique toujours pas le coût, entretient la confusion et génère des situations ubuesques qui se retournent contre les services de la DGRH.

Nous déplorons l’augmentation scandaleuse du nombre de disciplines et académies sinistrées, dans lesquelles il est devenu quasi impossible de muter compte tenu des capacités d’accueil inexistantes.

Citons notamment « Lettres Allemand » et « Lettres Espagnol », alors qu’une deuxième langue vivante est devenue obligatoire en Bac pro tertiaire 3 ans et que les montées pédagogiques nécessitent des enseignants sur les trois années de formation pour les deux langues dispensées.

Ajoutons également les disciplines professionnelles suivantes : Génie Mécanique Construction, Génie Mécanique Productique, Génie Electronique, Génie Mécanique Maintenance, Génie Electrotechnique, Esthétique, Communication Bureautique et Comptabilité Bureautique pour lesquelles la proposition de
mouvement n’est pas acceptable. Nous tenons d’ailleurs les chiffres à votre disposition.

Nous observons dans certaines académies comme Limoges que seuls des collègues en situation de handicap ont pu obtenir leur mutation. Dans d’autres académies comme Clermont, il est tellement difficile d’entrer que même un dossier RQTH ne suffit pas (à peine 20% des candidats ayant une
bonification au titre du handicap ont pu avoir satisfaction).

En Arts appliqués, cette année, les candidats étaient obligés de participer au mouvement spécifique.

Pourtant, à l’issue de ce mouvement, plusieurs stagiaires se sont retrouvés sans affectation, et à l’issue de l’inter 6 stagiaires ne sont toujours pas affectés.
A la Réunion, sur les 152 collègues qui ont obtenu les 1000 points d’originaire, 23 seulement peuvent muter.

La non-satisfaction des demandes de mutation, tous corps confondus, reste massive : alors que la DGRH annonce 59% de taux de satisfaction, au final pour le mouvement 2012, seulement 25 % des PLP titulaires obtiennent une mutation, soit 4% de moins qu’en 2011 !

Concernant les rapprochements de conjoints, dont le ministère se targue d’en avoir fait sa priorité, moins d’un PLP sur deux obtient sa mutation sur son premier voeu (47,9%), c'est-à-dire l’académie dans laquelle résident le conjoint et les enfants.

Pour les mutations au titre du handicap, nous continuons de dénoncer l’inégalité de traitement entre les personnels selon leur académie d’origine. Dans certaines, l’attribution des points s’est faite de manière discrétionnaire et opaque. Une harmonisation ministérielle des critères d’attribution de la bonification au
titre du handicap s’avère plus que nécessaire. Le ministère a annoncé un taux de satisfaction de 88% lors de l’ouverture, mais pour les PLP nous tombons à 77,7% sur le voeu 1.

Pour ce qui est des affectations à titre provisoire, seulement 25 collègues sur 72 peuvent retrouver l’académie dans laquelle ils étaient affectés. Le ministère continue sa politique budgétaire sans se soucier de la stabilité des équipes pédagogiques nécessaire à la réussite des élèves.

Nous sommes particulièrement inquiets pour les jeunes collègues qui débutent, après avoir eu des conditions difficiles d’entrée dans le métier (poste à temps plein, sans formation : travailler beaucoup plus pour gagner moins). Ils vont, de surcroit, muter souvent dans une académie non choisie. Sur
environ 1 100 stagiaires, 500 sont affectés sur les académies de Créteil et Versailles ! et pour ceux d’entre eux qui seront TZR, il est fort probable qu’ils soient affectés sur les établissements ECLAIR !

Après ces épreuves conjuguées, combien vont quitter le métier ?

Concernant les PLP postulant en BTS, le ministère refuse toujours de nous convier aux GT d’affectation et par là même nous empêche de représenter les personnels qui nous ont élus.

Nous restons attachés aux valeurs du paritarisme. Nous siégeons ici pour veiller à l’égalité de traitement de tous les personnels et, plus globalement, défendre un service public d’éducation digne de ce nom aux services des élèves.

Mardi 20 Mars 2012
Patrick CORRE
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