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Mobilisation

L’union associative, syndicale et politique

Clicanoo TV : Grève générale: la Réunion va-t-elle suivre ?
Le Témoignage.re, lemercredi 11 février 2009
Voir aussi en bas l'intervention d'Huguette BELLO et Patrick LEBRETON à l'assemblée nationale



Agir Pou Nout Tout, AC Chômage, la Ligue des Droits de l’Homme, la CGTR, l’UIR CFDT, la CFTC, la FSU, l’UNSA, FO, le Parti Communiste Réunionnais, le Nouveau Parti Anticapitaliste Réunionnais, le Parti de Gauche, le Parti Socialiste sont solidaires des Antillais qui manifestent contre la vie chère depuis plusieurs jours.
Ces organisations réunies pour la seconde fois se sont retrouvées hier matin à la CGTR Saint-Denis pour s’accorder sur des propositions pour l’élaboration d’une plate-forme qui permettra l’amélioration des conditions de vie des plus modestes, et tout particulièrement des 52% de la population réunionnaise qui vit en dessous du seuil de pauvreté. Les problématiques que rencontrent les DOM sont quasiment les mêmes : « La vie est chère et les salaires ne suivent pas ».

Jean-Fabrice Nativel

L’union associative, syndicale et politique
Zot la di

Christian Picard (FSU)
« Le maître mot est la solidarité pour la population antillaise mais aussi réunionnaise (…). L’explosion sociale ne tardera pas à gagner La Réunion », affirme-t-il, et de se réjouir que « les divisions voulues par le gouvernement ont échoué » jusqu’à ce jour. Une fierté pour lui ! Selon Christian Picard, « il n’est plus possible d’avoir deux poids et deux mesures ».

Philippe Azéma (Nouveau Parti Anticapitaliste Réunionnais)
Pas de doute pour lui, « on peut améliorer les conditions de vie des Réunionnais ». Cette évolution passe « par une mobilisation d’ampleur ».

Élie Hoarau (PCR)
« Les DOM sont des économies fragiles. Ils subissent les conséquences de la crise avec notamment une hausse du chômage. À La Réunion, 52% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté et d’autres personnes peuvent se retrouver » dans pareille situation. Et d’insister : « notre façon à nous d’exprimer notre solidarité envers les Antilles, c’est de se mettre d’accord sur une plate-forme et de se battre pour cette plate-forme ». Car « nou lé pa la pou atan’d ki done a ou ». La façon de montrer « notre solidarité » avec les Antilles est de mener « une lutte et des actions communes ».

Jean-Paul Panechou (Parti de Gauche)
« On est pleinement dans la crise et tout particulièrement les familles les plus modestes », relève-t-il. Face à cette situation, « on propose un bouclier social avec la hausse de 10% du SMIC, des minima sociaux, des bourses d’études et la retraite ».

Yvan Hoarau (CGTR)
Cette réunion, même « symbolique », est « l’expression du sentiment que la crise est grave, profonde ». La situation est « tendue ». Et de marteler que « les salariés ne sont pas responsables de cette crise ». Cette année s’annonce d’ores et déjà « difficile », selon le syndicaliste. « Le fait de se retrouver, c’est être responsables et unitaires ».

Jean-Pierre Rivière (CFDT)
Sur la situation réunionnaise — marquée par la vie chère —, « notre syndicat a tiré la sonnette d’alarme et même écrit à Jégo », explique-t-il. « Mais pas de réponse ! ».

Paul Jugnot (CFTC)
Il est concis dans son propos et réclame « une meilleure répartition des richesses ».

Jean-Yves Payet (FO)
Il observe « une hausse des prix par rapport au passage à l’euro ». Il est « urgent » de se concentrer sur les revendications telles la hausse « des salaires » et « des minima sociaux ».

Marcel Motocomorapoulé (LDH)
« Notre Ligue a toujours été au côté des plus démunis », dit-il. Elle fait aussi « face à la misère qui s’installe dans l’île ».

Jean-Hugues Ratenon (Agir Pou Nout Tout)
« Pour nous aujourd’hui, c’est l’accélération de la bataille pour l’amélioration des conditions de vie face aux profiteurs (les profits dans la grande distribution et sur les carburants). La population réunionnaise souffre énormément. Des personnes ont du mal à boucler les fins de mois », remarque-t-il, « sans compter la hausse du chômage ». C’est pourquoi, explique-t-il, « on va réaliser une plateforme réunionnaise, faite par des Réunionnais pour les Réunionnais ».

Jean-Pierre Técher (Agir Contre le Chômage)
« La crise va durer. Nous ne voulons pas être les boucs émissaires. Les vrais responsables doivent payer », exige-t-il. « La population doit se mobiliser pour contraindre le gouvernement à trouver des solutions », avant d’enfoncer le clou : « que le gouvernement arrête de soutenir le pouvoir de l’argent ».

Éric Soret (FSU)
« On ne décrète pas l’unité, on ne décrète pas la grève générale », clame-t-il. L’important aujourd’hui est que l’on s’accorde sur des propositions pour une plate-forme.

Jean-Fabrice Nativel

L’union associative, syndicale et politique
Voir aussi sur LCP Assemblée nationale
  • Question d'Huguette Bello, Députée GDR de la Réunion, sur la situation en Guadeloupe et la contagion aux autres DOM. (4min 03s.)
  • Question de Patrick Lebreton, Député SRC de la Réunion, sur la situation dans les DOM. (3min 12s.)

Le mouvement social aux Antilles pourrait s’étendre à la Réunion

L’union associative, syndicale et politique
CLICANOO.COM - Publié le 11 février 2009

Un collectif composé de syndicats, de collectifs et même de partis politiques, a vu le jour depuis le 5 février. Celui-ci entend lutter pour améliorer le quotidien des Réunionnais. Ses membres n’écartent pas la possibilité de rejoindre le mouvement de grève des Antillais

Tous unis mais pas encore en grève… du moins pas pour l’instant. Voilà comment l’on pourrait résumer le message adressé, hier, par le dernier collectif réunionnais en date. Un mouvement composé de syndicats, d’associations, d’organisations de lutte contre la vie chère et de partis politique de la Réunion. Au total, 13 porte-parole du collectif, parmi lesquels les membres de la CGTR, de l’UIR CFDT, du FSU, du collectif Agir Contre le chômage, d’Agir pour nout tout, du NPAR, du Parti de gauche, du PCR ou encore de la ligue des droits de l’homme, s’étaient réunis hier au siège de la CGTR. Tous étaient venus annoncer à la presse la création de ce “groupement”, qui a officiellement vu le jour le 5 février dernier et qui se propose d’œuvrer pour l’amélioration du quotidien des Réunionnais. Un événement selon les différents partenaires. Leur projet ne manquera toutefois pas de rappeler celui de leurs homologues antillais, rassemblés eux aussi au sein d’un collectif. Mais à la Réunion, les associations préfèrent insister sur les possibilités qui découleront de cette récente alliance plutôt que de s’étendre sur les raisons qui ont conduit à cette union : “Pourquoi chercher à savoir qui de nous, des Martiniquais ou des Guadeloupéens ont amorcé le premier un mouvement de lutte contre la vie chère ? Devons-nous rappeler que syndicats, associations ou collectifs se battent au quotidien pour défendre les Réunionnais ? Ce rapprochement n’est qu’un moyen supplémentaire d’agir,” expliquent de concert les différents responsables du collectif. Soit, et mieux vaut tard que jamais après tout. Et si en Guadeloupe, le mouvement des partenaires sociaux paralyse depuis bientôt quatre semaines la vie économique, à la Réunion il n’est pas encore question d’une quelconque manifestation. Une passivité qui s’explique selon le “front péi” par une volonté de bien faire : “Notre combat devra s’inscrire sur le long terme. Il n’est pas question pour nous de faire une grève juste pour le plaisir”, prône Jean-Pierre Rivière. Les porte-parole du collectif péi expliquent en outre qu’ils n’en sont encore qu’au stade de la mise au point. “Il s’agit du premier rapprochement de ce type sur l’île. Définir les actions à entreprendre ne se fait pas en un coup de baguette magique. Et puis, on ne décrète pas une grève générale. Tout ce que nous pouvons faire, c’est donner l’impulsion. C’est pourquoi nous avons choisi d’avancer étape par étape,” insiste Yvan Hoarau de la CGTR. Maintenant que le collectif est sur les rails, la prochaine étape sera désormais de mettre en place une plateforme de revendications communes : “Nous nous sommes déjà entendus sur différents points. Ce qu’il nous faut désormais, c’est affiner nos propositions. Ce n’est qu’ensuite que nous pourrons définir un plan d’action afin d’obtenir satisfaction,” indique Eric Soret. Celui-ci passera-t-il par une grève générale ? Pour l’instant, les membres du collectif se contentent d’une réponse de Normand. “C’est une possibilité, nous verrons bien”, disent-ils. Mais à trop attendre les organisations locales ne risquent-elles pas de manquer la bataille ? Pour gagner du temps, celles-ci n’écartent pas de s’inspirer de ce qui s’est fait en Guadeloupe et de reprendre une partie de la liste des 133 revendications élaborée par les syndicats. On y retrouve notamment une baisse du prix des carburants, le gel des loyers des logements sociaux en 2009, ou encore une baisse de 10 % des prix dans la grande distribution. Des revendications que l’on connaît après tout à la Réunion. Les déclarations du Premier ministre devraient, elles aussi, accélérer le passage à l’action du collectif péi, en disant non, hier, à la principale revendication des Guadeloupéens, à savoir une augmentation de 200 euros sur les bas salaires. Voilà qui pourrait donner au collectif une bonne raison de rejoindre les syndicats antillais. Une grève générale à la Réunion, pourrait donc éclater bien plus vite que l’on ne le pense…


Mercredi 11 Février 2009
Pôle communication
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