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Lutte contre la vie chère: Interview par le JIR de notre camarade Ivan Hoareau, secrétaire général de la CGTR

Clicanoo du 2 avril 2009 : Que personne ne s’y méprenne, le mouvement engagé début mars par le Cospar n’est pas terminé, malgré les accords signés sur les prix, les tarifs bancaires et les loyers. Même sans le préfet, “le combat sur les salaires et les minima sociaux continue”, insiste Ivan Hoareau. Pour parvenir à la signature d’un accord salarial “réunionnais”, le Cospar entend solliciter au-dessus du préfet, et recourir pourquoi pas à l’arbitrage du premier ministre Fillon lors de son déplacement à l’occasion des états généraux, fin avril, à la Réunion.



Lutte contre la vie chère: Interview par le JIR de notre camarade Ivan Hoareau, secrétaire général de la CGTR


Après 50 jours de conflit, quel est votre sentiment sur les engagements obtenus ?

“Ce fut une lutte difficile. Nous avons obtenu des avancées sur les prix, les tarifs bancaires, le carburant et le logement social. Plusieurs accords intermédiaires ont été signés. Toute la question est maintenant de savoir si les engagements pris seront suivis d’effets. Nous nous en assurerons. Reste la question essentielle des salaires et des minima sociaux. Clairement, sur ces dossiers, le compte n’y est pas. C’est pourquoi la bataille doit se poursuivre. Allez-vous revenir vers le préfet avec de nouvelles propositions ? Pour le moment, nous avons besoin d’ouvrir les discussions salariales entre partenaires sociaux. Nous avons interpellé le Medef et la Cgpme et nous attendons les retours. Si l’Etat persiste à vouloir nous imposer un accord antillais, il nous semblera indispensable d’interpeller au niveau au-dessus. À savoir auprès de la ministre de l’Outre-mer Michèle Alliot-Marie, du Premier ministre François Fillon ou du Président Nicolas Sarkozy.

Les syndicats au sein du Cospar ont dit ne pas vouloir d’une transposition de l’accord Bino (accord Guadeloupéen) à la Réunion. En quoi cet accord vous paraît perfectible ?

Le Cospar ne remet pas en cause la lutte conduite par nos partenaires antillais, mais nous ne voulons pas d’un accord Bino pour la Réunion. On voit que l’extension salariale prévue par l’accord Bino est en train de voler en éclat. Le Medef et la Cgpme ne veulent pas payer les hausses de salaires. Nous souhaitons ensuite la modulation de l’aide de l’Etat selon la taille des entreprises, contrairement au dispositif choisi en Guadeloupe. Je suis atterré de voir que l’Etat s’enferme dans un argument juridique face à la gravité de la situation. Sans la médiation de l’Etat, quels sont aujourd’hui vos moyens de pression. Seriez-vous prêt par exemple à rappeler la population dans la rue ? Aucune initiative n’est aujourd’hui exclue. Tout dépendra de l’évolution des discussions qui vont s’ouvrir entre partenaires sociaux. Si cela coince sur les revalorisations salariales, nous serons là pour remettre la pression. Avec quels types d’actions ? On ne peut pas encore le dire.

Une partie de la population réunionnaise semble mitigée sur le sens et l’efficacité de vos actions. Ne craignez-vous pas que votre mouvement ne s’essouffle ?

Je crois que seule une petite partie de la population se pose des questions. Nous pensons que la plus grande partie est avec nous. On verra dans les jours à venir le ressenti de la population sur les accords que nous avons signés. On devrait engranger encore un peu plus de capital sympathie. Il faut voir que la mobilisation toutes ces semaines n’a pas eu pour effet de bloquer l’économie, contrairement aux Antilles. Cela traduit la responsabilité des membres du Cospar de ne pas avoir cherché à allumer le feu.

Gardez-vous encore espoir, comme le préfet, d’arriver à la signature d’un accord global ?

Nous ne l’excluons pas. Nous sommes toujours dans cette perspective d’un protocole d’accord global, car la question des salaires fait toujours partie de nos revendications premières.

Avez-vous l’intention de participer aux états généraux ?

Il faut d’abord régler la question de l’urgence sociale. Les dossiers des salaires et des minima sociaux ne sont pas réglés. J’ai tendance à penser que les états généraux concerneront au premier chef les politiques, non les syndicats, encore que. Ce qui se passera dans les jours à venir sera déterminant à notre participation ou non à ces états généraux.

François Fillon devrait venir clôturer ici les états généraux. Qu’allez-vous lui demander ?

Nous allons lui demander une écoute et voir s’il compte nous imposer l’accord Bino sur les salaires qui créera d’énormes problèmes à la Réunion.”

Propos recueillis par Thomas Lauret

Jeudi 2 Avril 2009
Patrick CORRE
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