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Editos

MOUVEMENT DES TRANSPORTEURS :DECLARATION-ANALYSE DE LA CGTR

Le mouvement des usagers professionnels de la route est un révélateur de la crise économique et sociale qui s’installe nettement à la Réunion.

Le feu couve sous la cendre et peut repartir à n’importe quel moment, de n’importe ou, pour n’importe quoi et par n’importe qui ?





Après le carburant, le gaz ? Les produits de première nécessité ? La grève des loyers ?

La situation est grave et tout indique qu’elle ira en s’aggravant tout au moins au cours de l’année 2009.

Les raisons sont multiples et renvoient à des causes tant locales, nationales qu’internationales qui s’alimentent au coeur même du système capitaliste dont les crises sont de plus en plus graves et rapprochées.

La financiarisation de l’économie n’est pas une excroissance du système capitaliste, elle lui est consubstantielle. La coupure « économie réelle » et « économie financiarisée » n’existe pas. C’est les deux faces d’un même problème.

Le Président de la République et le gouvernement français ne font que remettre à flot les banques, avec notre argent, pour qu’elles repartent comme en l’an 40 jusqu’à la nouvelle crise.

Toute la politique nationale est à l’opposée de la «moralisation » et de la « régulation » avancées par le Président de la République sur la plan européen et international.

Dans ce contexte, notre société est confrontée en même temps à plusieurs défis dans l’espace et le temps.

En outre et sur le plan local, de la coupure entre la Route des tamarins et le Tram Train qui, compte tenu des masses financières en jeu, fait tousser la Réunion à une LODEADOM qui, loin de nous faire rentrer dans le 21è siècle, nous fait reculer dans une absence totale de projet de développement en passant par l’arrêt de grosses opérations suite aux dernières élections municipales, la coupe est pleine notamment pour les petits artisans et les salariés et demandeurs d’emploi en général.

La gravité de la situation appelle responsabilité. Elle impose de clarifier les enjeux et problématiques et de bannir tout arrière pensée politicienne et égoïste.

On parle de transporteurs ? Entre les propriétaires des grosses sociétés de transports de voyageurs et le petit artisan qui charroye galets pour la Route Tamarins, il y a plus qu’une différence de taille et l’impact des mesures prises sur leurs budgets respectifs ne sera pas le même, loin s’en faut.

La responsabilité première et principale des pétroliers est évidente.

Et pourtant dès le départ et en accord avec M. le Préfet (l’Etat n’ayant pas mis la main à la poche), les organisateurs, de ce mouvement se sont focalisés sur l’octroi de mer c'est-à-dire sur l’argent des réunionnais : ainsi, quand les pétroliers « lâchaient » 5 centimes, ces organisateurs exigeaient les 15 autres centimes de la Région!

Ainsi les pétroliers se gavent sur notre dos et il est demandé au contribuable réunionnais de payer pour cela! C’est la double peine qui lui est infligée sous l’œil bienveillant de l’Etat.

Certains politiques, loin de calmer le jeu et dans leur propre jeu, en rajoutaient et instrumentalisaient cette situation difficile. L’un d’eux appelait à une révision du programme des grands travaux.

De plus, l’idée « d’un gros gâteau à partager’’ n’a pas aidé à la compréhension individuelle et collective. Pire, elle a soufflé sur les braises dans un climat de confusion et d’émotion, Elle nous appelait ainsi à puiser dans nos propres poches de contribuables et notamment en tant que salariés pour satisfaire les revendications avancées. Laisser accroire que les collectivités territoriales et notamment la Région ont de l’argent à la pelle (et pas les pétroliers ?) n’est pas sérieux et responsable, qui plus est dans la situation d’aujourd’hui.

D’autres problématiques ont été inaudibles tant la confusion régnait, entretenue sciemment.

Qu’en sera-t-il de l’engagement des donneurs d’ordre de payer la surcharge carburant (et le cas échéant, qu’en feront les artisans ?). Dans la situation difficile que connaissent beaucoup de petits artisans, quelle est la part de responsabilité de ces grosses sociétés donneurs d’ordre et filiales de société transnationales ?

Où en sommes-nous de l’application des conventions collectives et du respect du droit du travail en général?

La prime transport doit faire l’objet rapidement de négociations ? La CGTR a interpellé le patronat sur cette question comme, avec les autres syndicats, sur l’ouverture de négociations salariales après l’inflation de 3,6 % entre juillet 2007 et juillet 2008.

Il n’y a pas de réponse. Encore une fois, les salariés savent que s’ils ne se battent pas pour leurs droits d’autres ne le feront pas pour eux.

Les salariés qui ont été « réquisitionnés en solidarité » avec leurs employeurs auront-ils leurs heures supplémentaires payés comme il se doit ?

Faut-il que nous bloquions à notre tour les routes ? Avec l’assentiment des pouvoirs publics ? Parce que la complicité Etat - patronat s’est révélée une fois de plus et de façon très claire.

A un certain moment, nous étions dans un jeu de rôle oû certains savaient la partition qu’ils jouaient pour être en harmonie avec ces autres là.

Oui la clarification des enjeux n’a pas eu lieu.

La population n’a pas eu 10 centimes de « baisse », ce n’est qu’une avance sur ce qu’elle devra payer en décembre lors de la prochaine fixation du prix des carburants. Ceci étant, cette avance, elle le doit d’abord et surtout à elle-même. Les organisateurs de ce mouvement n’ont pris en compte en partie les besoins de l’usager lambda que dans la mesure où cela leur a permis de gagner leurs 20 centimes (au fait jusqu’à quand ?).

Pour la CGTR, les problèmes sont devant nous et la situation sociale ira en s’aggravant.

Et gageons, une fois n’est pas coutume, que l’Observatoire des Prix et des Revenus en lien avec l’Inspection des Finances en mission fasse enfin son travail et démasque les profiteurs qui ont pignon sur rue.

La CGTR appelle l’ensemble des salariés à se mobiliser pour l’ouverture de réelles négociations salariales, pour la concrétisation de la prime transport.

Les travailleurs doivent se battre pour qu’ils ne soient pas les seuls à payer une crise dont les auteurs ne veulent pas être les payeurs.

Samedi 15 Novembre 2008
Patrick CORRE
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