CONGRES du SGPEN CGTR 2008

Avec l’élection de Nicolas Sarkozy, le 6 mai 2007, un nouveau pas a été franchi dans la frénésie libérale et un nouveau souffle a été donné aux affidés de l’ultra libéralisme dans leurs entreprises de remise en cause des services publics


Avec l’élection de Nicolas Sarkozy, le 6 mai 2007, un nouveau pas a été franchi dans la frénésie libérale et un nouveau souffle a été donné aux affidés de l’ultra libéralisme dans leurs entreprises de remise en cause des services publics

Après la LOLF, Sarkozy s’est doté de nouvelles armes de destruction massive des services publics : Celles ci ont pour nom Rgpp et loi sur la Mobilité

1/ la RGPP

« La rigueur, c’est un coup de rabot sur les dépenses qui touche tout le monde de la même façon. Nous, nous faisons la réforme.» Nicolas Sarkozy Président de la République

la RGPP ce n’est ni le rabot ni la réforme. C’est la découpe des services publics à la scie circulaire.

Initiée dès l’été 2007 par le Président de la République, mise en œuvre par le gouvernement avec force officines privées, la Révision Générale des Politiques Publiques vise essentiellement un objectif : accroître massivement le champ des activités privées et lucratives.La « modernisation de l’État », de ses structures et de son action, sous le vocable de Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) est mise en œuvre par le gouvernement dans tous les ministères.

Les déclarations récentes du Président de la République comme du Premier ministre, F. Fillon, sur « l’accélération des réformes » montrent que la RGPP est l’urgence de ce gouvernement : rendu des premiers travaux à la Commission de modernisation de l’Etat dès les deux premières semaines d’avril 2008, adoption de la loi dit de « mobilité » par l’Assemblée Nationale en juin 2008.

Pour ce faire, un arsenal de mesures parfaitement cohérent est à l’ordre du jour. C’est, entre autres, la réduction drastique des dépenses publiques présentée comme seul moyen de résorber un déficit accusé de tous les maux. C’est encore les coupes massives dans les effectifs au détriment de la qualité du service public rendu et des conditions de travail.

La RGPP a en effet pour seul objectif de réduire les moyens d’intervention des services publics par : la réduction drastique des moyens publics, sous le prétexte de résorber les déficits de l’Etat sans jamais aborder la question de l’abondement des ressources,

- la suppression massive d’emplois publics, à l’aide de fusions et de compressions d’administrations, de fermetures de services de proximité, accompagnée d’externalisations, voire de-l’abandon pur et simple de missions de service public au secteur privé,

- la limitation de l’action de l’État à ses missions a minima de pilotage, de régulation, de contrôle

- le transfert de charges aux collectivités territoriales,

- l’extension du champ des activités marchandes et lucratives,

- le recours croissant à l’intervention et aux financements privés,

- la destruction du statut et des garanties collectives des fonctionnaires et agents publics. Culture, Jeunesse, Sport et Vie Associative, sont les laboratoires d’essai du gouvernement en matière de RGPP, avant de s’attaquer à de plus gros ministères

La RGPP c’est moins de service public pour la population. Tout cela est mené à la cravache, avec des pseudos négociations qui ne sauraient faire illusion

La RGPP s’articule avec une autre reforme « la loi sur la mobilité »

2/ La loi dite de « mobilité »

Le projet de loi mobilité, totalement lié à la stratégie de RGPP est l’outil pour réduire d’une façon drastique les missions publiques de l’Etat, en livrant les missions publiques qui n’auront pas été totalement supprimées, au privé, par différentes formes juridiques.

Ce projet de loi mobilité, dans sa partie restructuration, envisage la mise en disponibilité d’office des fonctionnaires sous 2 ans après suppression de l’emploi exercé. Il vient donc en complément de l’annonce du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux. C’est l’introduction du licenciement des fonctionnaires sous une forme à peine déguisée car la phase préalable de réorientation professionnelle évoquée par le texte ne trompe personne.

Le projet de loi envisage la généralisation du temps incomplet auprès de plusieurs employeurs. Ainsi, la précarité chez les fonctionnaires s’installerait durablement comme dans le privé, ceci sans aucune mesure de consolidation du décompte du temps de travail, de mesure de l’amplitude de celui-ci ...


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Le SGPEN-CGTR s’oppose aux conceptions porteuses de l’Etat minimal dont un des modèles référant est le modèle anglo-saxon .Ces conceptions n’ont produites que recul social sur recul social avec son lot d’inégalités criantes.

Nous pensons au contraire que le rôle de l’Etat doit être profondément renouvelé et non pas amoindri.

Dans un monde marqué par la sauvagerie du marché, Il s’agit de mettre en œuvre des politiques publiques fortes permettant le développement des solidarités territoriales et le renforcement et l’enracinement des services publics.

Le ressort de l’efficacité de l’action publique, ce n’est pas moins de services publics, ni un Etat réduit à une peau de chagrin, mais des services publics redynamisés par un Etat davantage garant des solidarités, un Etat qui permette notamment l’égalité de tous à l’accès à l’Education, à la culture, au savoir, à la formation

La transversalité de la RGPP et la loi Mobilité nécessitent une réponse globale. En conséquence, le 6 ème congrès se fixe pour objectif d’apporter sa contribution pleine et entière, son concours actif à l’édification d’un « pôle fonction publique CGTR » organisé et structuré

Samedi 31 Mai 2008 Patrick CORRE
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Commentaires (0) | Rédigé par Patrick CORRE le Samedi 31 Mai 2008 à 12:27

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