CONGRES du SGPEN CGTR 2008

Lors du 10ème congres de notre confédération, la CGTR a réaffirmé avec force la nécessité de dépasser les divisions syndicales, le 6ème congres du SGPEN-CGTR s’inscrit dans une telle orientation et considère avec la confédération que l’unité d’action doit être « une règle de vie » entre organisations.


A/ Dépasser les divisions syndicales….

Il est un fait : la division et l’atomisation du paysage syndical en une multitude d’organisations plus ou moins importantes peuvent constituer si l’on n’y prend garde un handicap majeur au regroupement unitaire des salariés.

Face à un tel constat, il y a dès lors deux postures possibles :

L’une consiste à ce que les organisations s’ignorent complètement au nom des divergences revendicatives et/ou idéologiques adoptant ainsi la culture du repli sectaire.

L’autre posture possible, et c’est celle que nous revendiquons, consiste au contraire à promouvoir la culture du dialogue et le libre débat d’idée entre organisations dans un climat de respect mutuel.

C’est sur la base d’une discussion ,contradictoire , franche, fraternelle, ouverte mais sans renoncement que nous pourrons nouer de saines relations avec nos partenaires des autres centrales et ainsi créer les meilleures conditions pour la mise en force des convergences d’action .

Le SGPEN-CGTR ne vit pas le pluralisme syndical comme un handicap mais comme l’expression de la richesse des mouvements et confrontations d’idées dans l’histoire du mouvement ouvrier .Le pluralisme syndical peut permettre à chaque salarié selon sa sensibilité « de s’y retrouver » , il peut en ce sens contribuer à faire reculer les « déserts syndicaux » pour peu qu’il soit accompagné d’une véritable pratique démocratique en terme de culture d’organisation.


B/…. En mettant l’accent sur les convergences, afin de développer l’unité d’action


Aller vers un syndicalisme rassemblé

Plus que jamais, « rassembler les salariés » pour l’efficacité de l’action est un objectif commun que devraient pouvoir s’assigner toutes les organisations syndicales

La recherche permanente des convergences est une incontournable nécessité pour tous ceux qui ont décidé de reléguer les logiques d’appareils au second plan pour ne privilégier que l’essentiel, à savoir la construction d’un cadre unitaire pour « booster » les revendications des personnels .
Aller vers un syndicalisme rassemblé, c’est d’abord mettre l’accent sur ce qui peut nous unir et les convergences en ce domaine sont nombreuses.


Nous avons pu bâtir en de nombreuses circonstances un cadre d’étroites coopérations par la mise en place d’intersyndicales qui ont bien fonctionnées.

A cet égard, le combat pour la défense des personnes précaires contre la précarité et pour des emplois stables a donné une pleine illustration de notre capacité de rassemblement

Ainsi , « parti en lutte » courant octobre avec la seule FSU , nous avons pu constituer un front syndical très large regroupant pas moins de 11 syndicats de personnels enseignants et non enseignants (SGPEN-CGTR, FSU, SGEN-CFDT, FO, SAIPER, SNETAA, Sud Education, SE-UNSA, SCENRAC-CFTC, SAFPTR, SNALC) avec le soutien de la FCPE

Ce front syndical continue d’exister après plus de 6 mois de luttes même si nous pouvons regretter l’absence de deux organisations regroupant des personnels administratifs et tos ( le Snaen cT Unsa et A&I-Unsa)

Le SGPEN-CGTR a ainsi traduit les objectifs d’unité d’action qu’ils s’étaient assignés à l’occasion de son 5ème congrès en réalité du terrain .Nous ne pouvons que nous enorgueillir d’avoir par notre comportement constructif contribuer à l’émergence de telles formes d’organisations qui bien sur n’auraient pas été possibles sans l’esprit de responsabilité et la volonté de rassemblement de nos partenaires syndicaux

Les rapports fraternels entretenus avec l’ensemble des forces syndicales impliquées dans l’intersyndicale n’ont été rendus possibles que grâce au respect mutuel entre organisations

Il ne suffit pas d’avoir des revendications légitimes et partagées pour que soit assuré le succès d’intersyndicale pérennes encore faut il veillez à avoir une attitude non équivoque basée sur la sincérité et sans arrières pensées boutiquières.

Il nous reste maintenant à franchir un seuil supplémentaire en dépassant les unités de « circonstances » par la recherche en permanence des propositions communes que nous pouvons porter .Cela suppose la mise en place d’un cadre de travail permanent d’échanges et de rencontres entres organisations afin de développer l’unité d’action.

Bien évidemment, il ne s’agit pas de rechercher l’unité pour l’unité, comme une simple fin en soi, mais comme un moyen permettant d’agir sur les ressorts de réelles mobilisations d’envergures, portées démocratiquement par et avec les personnels.

Cette unité d’action ne saurait non plus se réduire à de simples accords d’appareils syndicaux même s’ils sont par ailleurs pertinents, mais doit se construire « à tous les niveaux » afin de « légitimer » le contenu des plates formes unitaires revendicatives.

En tout état de cause, nous ne prônons, ni suivisme «abêtissant » ni spontanéisme réducteur car il ne s’agit « d’être en phase » « pour être en phase » avec ce que certains appellent péjorativement la base ,mais il s’agit de défendre des revendications que nous estimons juste même si à certains moments elles peuvent être perçues en décalage avec des aspirations immédiates. C’est cela l’indépendance syndicale, ne pas se noyer, ne pas se fondre, exister tout simplement en faisant valoir ses points de vues dans un espace de libre confrontation

Le 6éme congres donne mandat au nouveau bureau académique du SGPEN-CGTR d’œuvrer au renforcement de la nécessaire unité d’action .


Jeudi 29 Mai 2008 Patrick CORRE
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Commentaires (0) | Rédigé par Patrick CORRE le Jeudi 29 Mai 2008 à 12:23