CONGRES du SGPEN CGTR 2008

Depuis le 5ème congrès du SGPEN-CGTR beaucoup de chemin a été parcouru.

Le SGPEN-CGTR a déployé une activité intense en se mettant résolument en ordre de marche.


Rapport d’activité du 6ème congrès SGPEN-CGTR
ACTE 1 :
L’actualité sociale est dominée par la question des transferts des TOS. Le 1er avril 2004, manifestation nationale de l’U.N. des SGPEN-CGT contre le transfert des TOS au cri de "Députés, ne votez pas le transfert des ATOSS, nous voulons rester fonctionnaires d'Etat, l'Education doit rester nationale". Les manifestants ont exigé le retrait du projet de loi "responsabilités locales", qui doit être soumis le 7 avril au vote de l'Assemblée.

C’est dans un tel contexte revendicatif, un mois plus tôt que le SGPEN-CGTR est confronté a son premier défi sur le plan de sa représentativité syndicale à l’occasion des élections professionnelle de mars 2004 de renouvellement des commissions administratives paritaires.

Essai pleinement transformé puisque notre audience, à l’occasion de cette échéance électorale d’importante a progressé de façon significative.

Ces élections ont indéniablement marqué un tournant dans la vie de notre organisation : Le SGPEN-CGTR s’est enfin imposé sur l’échiquier syndical local.
Au niveau de la filière administrative, nous nous étions fixé comme objectif d’être présents dans l’ensemble des corps, nous l’avons fait en obtenant des élus dans les CAPA où nous n’avions pas encore de représentants (SASU et Agents administratifs), et en obtenant un siège supplémentaire dans la capa des adjoints administratifs.

Au niveau de la filière ouvrière, la page du monopole syndical a été enfin tournée avec l’entrée du SGPEN-CGTR dans les CAPA des O.P. et M.O. Seul regret, notre absence dans la capa des OEA en 2004 à 7 petites voix près.

En obtenant 5 sièges supplémentaires par rapport à 2000-2001 et en passant ainsi de 2 sièges à 5 nous avons amorcé un " remodelage " du paysage syndical, remodelage qui s’est poursuivi comme nous le verront plus tard lorsque nous aborderons les résultats obtenus par notre syndicat en 2007-2008.

ACTE 2 :
Une nouvelle impulsion a été apportée par le bureau académique à notre organisation syndicale par la désignation le 20 novembre 2004 d’un nouveau secrétaire général en la personne ici présente de votre serviteur.

Des résolutions ont été prises immédiatement dans la foulée par le bureau académique sous l’impulsion du secrétaire général :

Amélioration de la communication externe

- Mise en place d’un site web qui actuellement connaît un succès exceptionnel et exponentiel (nous y reviendrons).
- Développement de la communication externe pour valoriser l’image du SGPEN-CGTR, conférences de presse régulières à l’appui et pour couvrir toutes les nombreuses actions sur le terrain des luttes sociales engagées par le syndicat.
- Intensification et planification de la tenue des heures syndicales d’information.

Amélioration de la communication interne

- Mise en place d’un site web qui actuellement connaît un succès exceptionnel et exponentiel de 15 000 connexions/ an en 2007 pour nous sommes à 21 236 connexions pour le seul mois de mai .Selon nos projections nous devrions être à la fin de l’année à plus de 250 000 connexions en intégrant les vacances scolaires .
- Utilisation optimale des NTIC et mise en place de listes mél de diffusion ciblées par corps.
- Plan de formation interne SGPEN-CGTR à l’utilisation des nouvelles technologies grâce au précieux concours et à l’apport éclairé de notre responsable N.T.I.C., notre cher camarde Guy Deridet aujourd’hui jeune retraité.

-Création et Diffusion d’Oxygène (version première), le journal du SGPEN-CGTR.

Décloisonnent et extension de notre champ habituel d’intervention

Renforcement de notre présence dans la filière administrative

-Décloisonnement et élargissement de notre champ syndical d’intervention à des secteurs ou nous étions quasiment inexistant, voire inexistant.
Ainsi à titre d’exemple, notre communication et notre intervention syndicale ont été développés dans les CMS (campagne et enquête auprès des personnels sur les moyens), l’université de la Réunion, le CREPS, l’IUFM pour la filière administrative.

Elaboration d’une stratégie d’implantation fin décembre 2005 début 2006 dans la filière laboratoire ou nous étions totalement absents.

Cette stratégie de « communication ciblée » a eu pour premiers résultats en mars 2005 notre entrée institutionnelle dans ce secteur par l’élection d’un candidat SGPEN-CGTR aux élections CAPA filière laboratoire le 7 avril 2005 (une première dans la vie du SGPEN-CGTR) et ce malgré la campagne inopportune et illégale menée par l’ancien secrétaire général d’académie du rectorat de la réunion qui avait appelé à voter de fait contre notre syndicat.

Poursuite de notre travail dans la filière ouvrière

Diffusion notamment de spécial Oxygène « Filière ouvrière » ….

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Octobre 2005 : L’audience du SGPEN-CGTR progresse significativement une nouvelle fois.

Les résultats aux élections aux conseils d’administration en témoignent. Alors que notre syndicat cumulait 245 voix seulement en 2004/2005, nous passons en 2005/2006 à 431 voix.

C’est le fruit de notre travail d’implantation, d’un plan d’organisation réel et des nombreuses actions revendicatives conduites sur le terrain depuis plus d’un an :

- Jeudi 9 décembre 2004 : Mobilisation intersyndicale au moment du 20ème anniversaire de l’académie dont nous sommes à l’origine et le moteur du rassemblement unitaire.

- Dimanche 14 décembre 2004 : Accueil pittoresque et médiatisé du président de Commission du débat national sur l’avenir de l’École – Claude Thélot – par le SGPEN-CGTR avec « fanfares et trompettes » lors de son arrivée « clandestine » à l’aéroport de Gillot.

- le 5 février 2005 : A la Réunion, à l’appel des syndicats CFTC, CGTR, CFDT, FO, UNSA auxquels se sont joints l’union syndicale solidaire, FSU et le SAIPER, près de 5 000 personnes ont manifesté dans les rues de St Denis. Le SGPEN-CGTR a pris toute sa place dans la construction de cette mobilisation d’envergure en portant également ses revendications : « Non aux transferts des personnels, contre la précarité et pour de vrais emplois, organisons la résistance encore et encore, pour la défense du service public d’éducation!!!! »

-7 février 2005 : Appel du SGPEN-CGTR au vote "NON" à la constitution européenne ultra libérale.

-18 février 2005 : Accueil de Brigitte Gérardin, ministre de l’outre mer, par le SGPEN-CGTR avec les précaires de l’éducation nationale et des personnels titulaires, échange tête à tête de la Ministre avec le secrétaire général du SGPEN-CGTR .Evénement fortement médiatisé avec des retombées positives pour l’image de combativité de notre syndicat.

-Mardi 22 février 2005 : Nous arrachons une rencontre de l'intersyndicale TOS avec la Ministre de l'outre-mer sur la question du transfert.

- 10 mars 2005 : Appel à la grève du SGPEN-CGTR contre les suppressions d’emplois dans la filière administrative et contre les transferts et la précarité.

- Mars, avril, mai 2005 : Actions multiples en faveur des contractuels de notre académie dans le cadre de la loi Sapin : Combat pour la priorité du critère de l’ancienneté et la transparence des recrutements – Lutte contre la reforme portant notation évaluation – Contre la suppression du lundi de pentecôte – Transparence attribution congés de formation et barème.

- Juin 2005 : campagne SGPEN-CGTR sur la notation administrative : Non à l'arbitraire de certaines pratiques – Recrutement externe OEA (mise en place de formation SGPEN-CGTR) – Mise en place également de modules de formation pour concours administratifs – adjoints administratifs SASU…

- Etc.…

Ces actions conduites par le SGPEN-CGTR entre fin 2004 et la rentrée 2005-2006 sont naturellement non exhaustives tant elles sont nombreuses. Elles marquent un engagement et une explosion de l’activité de notre organisation.

Au terme d’une année bien chargée en mobilisations, actions internes et communication, l’image du SGPEN-CGTR s’en trouve encore davantage valorisée et aux bons résultats électoraux enregistrés succéderont d’autres bons résultats.

ACTE 3 :
Année 2006, en mars, le SGPEN-CGTR fait une entrée remarquée dans la CAPA des OEA suite à la stratégie adoptée de front unitaire avec la FSU. Un renouvellement de commissaires paritaires a également lieu au niveau des agents administratifs. Nous obtenons un score historique puisque nous passons de 32% en 2004 à 48% des voix.

De mars 2006 à Septembre 2006 : nous portons toute une série de revendication comme la prime Chikungunya pour les TOS engagés dans les opérations de démoustication. Le recteur reconnaît le bien fondé de notre démarche et accède à notre demande à l’issue d’une audience.
Nous mettons le pied sur l’accélérateur au niveau du travail d’information inter catégoriel

Octobre 2006 : les résultats aux CA tombent : nous poursuivons notre ascension en recueillant 481 voix.

En novembre 2006, à l’issue du premier scrutin aux CTP et CHS Conseil Régional, sur la base d’une liste complète que nous présentons, nous faisons notre entrée dans l’institution régionale en décrochant un siège au CTP et un siège en CHS sur la base de la quasi-totalité des seuls votes TOS.

Fort de cette confiance grandissante, notre syndicat déploie avec une énergie renouvelée la lutte engagée contre les suppressions de postes et le largage programmée de plusieurs centaines de collègues précaires qui exercent dans nos collèges et nos lycées, pour certains depuis plus de 10 ans. Notre lutte fait la une de l’actualité pendant plus de 6 mois. Nous parvenons à construire un front syndical inédit de plus de 11 syndicats (SGPEN-CGTR, FSU, SGEN-CFDT, FO, SAIPER, SNETAA, Sud Education, SE-UNSA, SCENRAC-CFTC, SAFPTR, SNALC ) avec le soutien de la FCPE à l’exception cependant notable d’A&I et du Snaen-Unsa.

Même si nous n’avons pas gagné cette lutte, plus rien ne sera plus comme avant ! Le problème de la précarité et le combat contre celle-ci et pour des emplois statutaires ci occupe désormais une place centrale dans l’architecture revendicative locale sans compter la « conscientisation » acquise des personnels sur ce problème de fond longtemps « sous évalué ».

Il ne faut pas non plus négliger que nos actions ont abouti « quand même » au reclassement de plusieurs dizaines de collègues sur des postes d’assistants d’éducation, sur quelques C.U.I. et sur des postes de contractuels. « C’est toujours ca de pris ! » pour employer une expression familière.

Parallèlement à ce « front ouvert » et concomitamment, nous avons engagé d’autres batailles :

- Celle sur les indemnités dans les services académiques. Par nos actions, nous mettons un terme à l’octroi à la tète du client de la prime de fin d’année et arrachons après une manifestation organisée devant les grilles du rectorat son extension aux TOS des collèges et lycées. Ce qui était loin d’être acquis initialement, le rectorat prétextant et se retranchant derrière les transferts et leurs conséquences.

1 semestre 2007 :

- Combat pour défendre le droit à mutation des TOS, pour la défense du mouvement commun collèges – lycées. A défaut d’arracher le maintien de l’ancien système, nous parvenons à limiter la casse en sauvant ce qui peut encore l’être : à la différence de ce qui se passe dans un très grand nombre d’académies, le barème de mutation est sauvegardé, les syndicats continuent par ailleurs à avoir un droit de regard sur le déroulement des mouvements et ce malgré l’absence de CAPA.

- 7 avril 2007 : Interpellation de François Hollande en déplacement à la Réunion dans le cadre des élections présidentielles. Le SGPEN-CGTR demande au premier secrétaire du Parti Socialise de prendre l’engagement de la réversibilité de la loi sur les transferts en cas de victoire. Acté !

Second semestre :

- Rentrée 2007 : les 138 ETP au titre du rattrapage effectifs TOS sont crées après de longues démarches revendicatives et actions multiples. Comme nous l’avions demandé, parfois bruyamment (voir action devant le conseil général en avril 2007), les collectivités recrutent en priorité sur ces postes les collègues contractuels et précaires (taux 80%), même si à la marge, des recrutements maison ont lieu.

- Octobre 2007 : élections C.A, pour la troisième année consécutive nous améliorons nos résultats avec 550 voix.

Cette bonne dynamique de notre syndicat sera confortée et amplifiée au niveau des élections CAPA de décembre 2007 dans la filière administrative ou le SGPEN-CGTR obtient le meilleur résultat enregistré par l’UN des SGPEN CGT sur le plan national.

41,2% des voix obtenus dans la filière administrative soit plus de 10 points par rapport à 2004. Le SGPEN-CGTR devient, fait exceptionnel pour être souligné, la première organisation syndicale dans le corps des adjoints administratifs (regroupant les ex-agents administratifs et adjoints soit près de 500 collègues), de 34% en 2004, nous passons à 45,38% des voix.

Notre influence progresse également parmi les cadres intermédiaires (SASU) de 19% en 2004, nous passons à 33,83% fin décembre 2007.

Enfin au niveau des cadres supérieurs (gestionnaires de catégorie A, chefs de services...), pour la troisième fois consécutive nous avançons : 19% en 2001, 33 % en 2004 et 38,54% en 2008.

Elément nouveau qui est de bon augure pour notre travail d’implantation parmi les personnels de santé : nous parvenons lors de cette échéance électorale de décembre 2007, bien que les résultats attendus n’aient pas été au rendez vous dans cette filière, à monter une liste complète dans les deux grades représentés.

Cette élection paritaire de décembre 2007 sera suivie d’une autre en mars 2008 au niveau de la filière ouvrière et de laboratoire : « Bis repetita ». Nous encrons et renforçons notre présence en passant de 17% des voix à 25%.

Le SGPEN CGTR est passé de 2 sièges en 2001 à 7 sièges en 2004 .Le SGPEN CGTR compte en 2008 pas moins de 22 commissaires paritaires. Les résultats sont là !

Pareillement à la progression de notre audience, notre nombre d’adhérents augmente sensiblement mais pas suffisamment. Il faudra redoubler d’efforts de ce côté-là, d’autant que de fortes potentialités existent pour un renforcement significatif de notre organisation.

Globalement, sans tomber dans l’exagération et une auto satisfaction démesurées, le bilan qu’on peut tirer de cette période d’entre deux congrès est plus que positif pour notre syndicat. Globalement positif et non totalement positif car ce sont manifestées parallèlement aux succès obtenus certaines faiblesses, notamment organisationnelles, qui doivent être corrigées si nous voulons aller encore plus loin.

Le rapport d’orientation présenté à l’occasion de ce 6ème congrès poursuit précisément cet objectif : celui d’un SGPEN-CGTR plus ancré, plus adapté, mieux organisé, davantage structuré !

Celui de la construction d’un outil performant afin de défendre au mieux les revendications des personnels, leur statut et missions, le service public, l’unicité de la fonction publique ainsi que la conception républicaine de l’Etat aujourd’hui mis à mal par le gouvernement en place.

Jeudi 12 Juin 2008 Patrick CORRE
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Commentaires (0) | Rédigé par Patrick CORRE le Jeudi 12 Juin 2008 à 13:28

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