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VOIE PROFESSIONNELLE : LE CHANGEMENT, C’EST MAINTENANT ?







Sous le quinquennat Sarkozy, et précédemment sous Chirac, la voie professionnelle a particulièrement été mise à mal : suppression d’un an d’enseignement avec le passage au bac pro 3 ans et donc d’un quart des emplois à terme, généralisation et extension du CCF, allongement des périodes de stage, etc. Le tout sur toile de fond d’une dégradation globale du service public de l’éducation : augmentation des effectifs par classe, augmentation des heures supplémentaires, direction unique, politiques managériales dans les établissements... Le malaise est donc grand dans les lycées pro, et la colère sourde ! Les réponses à apporter aux difficultés rencon-trées par les élèves et les per-sonnels sont nombreuses et urgentes, elles nécessitent la mise en place d’une politique radicalement à contre-courant de celles développées ces der-nières années.

Première victime des restrictions bud-gétaires

Les positionnements du nouveau gouvernement Ayrault- Hollande tant sur le budget, le traité européen que sur l’éducation, n’ouvrent pas de perspectives radicalement différentes pour la voie professionnelle. Si la forme change, le fond s’inscrit encore et toujours dans la continuité des politiques précédemment menées. Pourtant le changement est nécessaire, tout de suite et maintenant !

La rentrée 2012 pour les LP c’est 4 000 suppressions d’em-plois supplémentaires, dont 50 pour les seuls lycées pro-fessionnels publics de l’académie de Créteil, qui entraînent de nombreuses mesures de cartes scolaires pour les per-sonnels titulaires, obligés de quitter leur établissement ; pour les non-titulaires, c’est la menace d’un futur licencie-ment et du chômage. Parallèlement à cela, l’apprentissage se développe et menace l’avenir des LP (cf l’article sur l’ou-verture d’un nouveau CFA à La Courneuve). Dans ce con-texte, nous devons faire entendre nos voix et nos revendi-cations .

Supprimons le bac pro 3 ans !

Contrairement à d’autres syndicats qui ont défendus sa mise en place, la CGTR Educ’action revendique la suppres-sion de ce baccalauréat en 3 ans. Le Bac Pro en 3 n’a pas réduit les sorties sans diplôme. Les personnels de l’ensei-gnement professionnel assistent exactement à la situation contraire. La fuite des élèves dans le cursus 3 ans est plus importante. Cette réforme aggrave les difficultés des élèves les plus fragiles, d’où le décrochage. La situation est rendue inte-nable pour de nombreux établissements, ce qui explique la détermination des personnels, malgré les refus répétés des Inspections académiques ou des rectorats d’accéder à leurs revendications. La suppression du bac pro 3 ans ne signifie pas un retour à ce qui existait précédemment (2 ans )

BEP + 2 ans Bac) mais le retour à 4 années de formation nécessaires mais dont les contours restent à définir en-semble.

Appliquons les horaires réglementaires !

Le passage au bac pro en 3 ans a entraîné la mise en place de nouvelles grilles horaires d’enseignement publiées dans le BO spécial n°2 du 19 février 2009. Plus « généreuses » que les grilles de BEP et de Bac pro en 2 ans, ces grilles horaires s’apparentent à une forme de contrepartie à la suppression d’un an d’en-seignement. Maigre consolation, que certains rectorats se refusent pourtant d’appliquer puisqu’il ne respecte pas les textes officiels en continuant d’at-tribuer des volumes horaires de BEP.

Exigeons l’application des horaires réglementaires pour l’ensemble des lycées professionnels de l’académie ! Si le changement c’est main-tenant, que le ministère impose aux rectorats de respecter la loi, ça serait une nécessaire leçon d’éducation civique ! Sinon, nous ferons notre devoir de citoyens, celui de descendre dans la rue pour défendre nos droits !

Fin du tout CCF !

Les CCF sont imposés dans la voie professionnelle des lycées en CAP et en Bac Pro. Presque toutes les disci-plines sont concernées.. Mis en place pour des raisons d’économies budgétaires, le CCF signifie pour tous les col-lègues un alourdissement considérable de leurs tâches, une surcharge de travail, la mise sous tension permanente et la désorganisation des établissements. Sans aucun doute, le ministère pourra se féliciter du pour-centage de reçus, mais à quel prix ! Pression sur les col-lègues pour qu’ils gonflent les notes, stress, concurrence entre les établissements, fin du caractère national des di-plômes, déqualification des élèves... on peut s’inquiéter ! De plus les indemnités prévues pour les personnels ne sont pas versées en totalité…

Pour en finir avec le tout CCF, nous exigeons :

 deux épreuves obligatoires maximum éva-luées en CCF, les autres épreuves doivent être évaluées en contrôle terminal.

 La reconnaissance de la charge de travail engendrée par le CCF dans le service des enseignants

 L’attribution des moyens financiers dans les budgets des établissements pour la réalisa-tion des CCF.

Jeudi 13 Septembre 2012
Patrick CORRE
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